Le Belvédère. Centre d’interprétation de l’abbaye de Fleury - Saint-Benoit-sur-Loire

45730 Saint-Benoit-sur-Loire

Équipement culturel et touristique, le Belvédère se veut être l’outil complémentaire de la basilique située à deux pas. Sa réalisation permet d’offrir aux visiteurs une vue unique sur l’abbatiale de Fleury, Saint-Benoît et son environnement, grâce à une terrasse située au troisième étage, à une quinzaine de mètres de hauteur. Une accroche architecturale qui permet ainsi d’apprécier l’ensemble du monument, dont le transept et le chevet, habituellement inaccessibles au public.

Le bâtiment, par son alignement sur le front bâti de la rue, mais aussi par son parvis, prend un soin particulier à s’inscrire dans l’espace public, patrimonial et architectural du centre-bourg. De récents travaux d’embellissement et d’aménagement des espaces de ce centre témoignent de la cohérence du projet de la collectivité.

L’abbatiale de Fleury, ainsi que son monastère, attirent les touristes et les férus d’histoire médiévale, en tant que chef-d’œuvre de l’art roman. L’ensemble, bâti entre l’an Mille et 1200, est connu pour avoir joué un rôle majeur dans l’histoire intellectuelle et religieuse de l’Europe. Une vie spirituelle perpétuée par la trentaine de moines qui occupent encore les lieux et y vivent selon la règle de Saint-Benoît.

Le Belvédère est avant tout un lieu d’interprétation de la richesse architecturale de cet ensemble. En tant que tel, il propose un lieu d’exposition permanente, mettant à disposition des visiteurs un parcours de visite sur trois étages, de nombreux outils numériques, pour leur permettre d’appréhender l’histoire du lieu.En parallèle des traditionnelles visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations ponctuelles sont organisés tout au long de l’année.

CAUE du Loiret 

« Un pont, une tour

Élément monolithique immédiatement perceptible, cet objet sans aspérités traduit sans détour, une force mais aussi une impression de légèreté. Le contraste est maximum entre une surface blanche, unie, peu contrastée et une ouverture toute largeur faite de miroitements, de reflets, d’objets vus à travers les vitrages de l’accueil et la transparence du porche. En bas, la partie ouverte contraste avec celle du haut, partie fermée des espaces scénographiques, la matité avec la transparence. Métaphore contemporaine de la tour-porche, cette forme est aussi une tour-pont, à la structure absente. C’est une composition d’écrans qui permet de contrôler les vues, de filtrer la lumière, où les percements résultent des vides entre les écrans. Leurs positions permettent de cadrer les vues vers la place, la cour ou l’abbatiale tout en limitant les effets de lumière à l’intérieur du volume. A rez-de-chaussée, celle d’un pont suspendu entre deux rives, est au contraire montrée à l’étage. L’envers de la forme, l’envers des écrans extérieurs est un assemblage d’une structure portée d’un bâtiment à l’autre ; support des façades écrans, support des éléments scénographiques. 

Le passage-porche

Le jeu de transparences et de profondeurs prend tout son sens au niveau du porche. Les différents plans se succèdent, du passage à la galerie et ses poteaux, puis au mail d’arbres de l’avenue Chateignier. Le passage/ porche est un espace vide. Il est le lieu d’articulation entre les transparences en profondeur et les transparences latérales entre accueil et boutique.

La cour, le cloître

Reprenant certaines dispositions d’un cloître, la cour est l’autre espace vide de la composition. Prolongement du porche, la galerie couverte encadre la partie centrale de la cour, contribue à l’effet de profondeur par la succession de ses poteaux fins, cadre les vues possibles, empêche les vues obliques, oblige les vues horizontales où la vue centrale est recentrée vers le ciel. Le long ruban vitré qui se développe à rez-de-chaussée à partir de la façade sur rue, puis se déroule sous le porche, en limite du foyer, faisant office de grille sur la rue, pour se terminer en point de cadrage de l’escalier caractérise également le projet, comme une base rythmique, une portée, sur laquelle les éléments structurels viennent apporter leurs particularités.

La terrasse belvédère

Exact opposé de la cour et de sa galerie de cloître, aux vues obligées, la terrasse/ belvédère privilégie les vues horizontales et obliques vers la cour, le lointain, l’abbatiale. »  Source : Site architectes : http://cplusd.fr/stben.html

Programme

Centre d’interprétation et de mise en valeur de l’abbatiale et du monastère (expositions permanente et temporaires, supports multimédias…).

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

1060 m2 (SHON)

Coûts

4 ,10 millions d’euros (travaux)

Crédit photos

CAUE du Loiret

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Date de mise à jour

18/12/2019