Caserne de pompiers - Nevers

58000 NEVERS Nevers

Architecture du XXe de la Nièvre

L’ancienne caserne implantée en centre ville ne pouvait être étendue et ne correspondait plus aux besoins. Le choix d’un nouvel emplacement s’est porté sur une zone industrielle, pour un faisceau de raisons aisément compréhensibles: la proximité des risques jugés les plus importants, la facilité des accès permettant à la fois d’atteindre rapidement le centre-ville tout en pouvant éviter sa traversée afin de se rendre dans les communes périphériques, les possibilités de futures extensions. De plus, la nouvelle construction est contiguë aux ateliers et garages municipaux où travaillaient alors la plupart des sapeurs-pompiers volontaires et semi-permanents. La caserne est composée d’un bâtiment principal comprenant les différents services et bureaux ainsi que les logements, d’un espace de liaison donnant accès aux vestiaires et aux garages, et d’une annexe abritant les garages des véhicules, des ateliers et la tour d’exercice et de séchage. Les architectes avaient prévu pour le bâtiment principal des fondations et une ossature devant permettre une surélévation ultérieure de 3 étages afin de porter le nombre de niveaux à 7, et celui des logements à 50. Une galerie extérieure couverte située à mi-niveau permet une circulation rapide en cas d’alerte. La disposition longitudinale, la structure apparente au rez-de-chaussée, les voiles de béton des balcons et les couleurs évoquent inévitablement les unités d’habitation du Corbusier, dont l’influence imprègne une grande partie des productions d’après-guerre. Plus modestement, la caserne peut être mise en perspective avec l’intérêt porté par les grandes figures du mouvement moderne à ce type de programme (Robert Mallet-Stevens, Georges-Henri Pingusson…). En 1954, Claude Ferret, Yves Salier et Adrien Courtois livraient à Bordeaux la caserne de la Bénauge, un manifeste de fonctionnalisme et de légèreté architecturale. Dans sa conception et son apparence, la caserne de Nevers peut en être rapprochée, malgré un budget serré qui a limité considérablement le champ d’action des architectes.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Édition Picard – 2008

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

03/11/2016