Extension des bâtiments d’accueil de l’Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique Alimentaire (ISIPCA) - Versailles

36 rue du Parc de Clagny, 78000 Versailles

Le projet consistait à insuffler un dynamisme nouveau à l’Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique Alimentaire (ISIPCA), et d’assurer son développement. La Chambre de Commerce et d’Industrie a programmé, en 1997, l’extension des bâtiments d’accueil. Le projet se devait de répondre à des nécessités, en terme d’image de marque, d’intégration dans un tissu protégé et de fonctionnalité. Le projet répond à la volonté de proposer, à terme, un équipement fonctionnel, adapté à sa vocation d’enseignement et de réception du public. Il se situe dans le quartier de Glatigny à Versailles, et a été soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.

De l’extérieur à l’intérieur, la composition architecturale reflète la fonctionnalité de l’ensemble. Elle alterne des effets révélateurs: transparences, perspectives, ombres et lumière… Les arbres les plus grands et les plus intéressants ont été conservés, ainsi que les arbres en limite de propriété afin que l’ensemble bâti s’intègre discrètement. Les spécificités du site ont défini les premières orientations à caractère environnemental et paysager de ce quartier résidentiel : arbres de haute tige, d’essences variées, et de grande valeur ainsi que la qualité architecturale des deux pavillons existants. Deux choix fondateurs se sont ainsi imposés: une écriture architecturale simple et moderne, s’offrant en écho aux deux pavillons et un parti pris d’implantation en fond de parc, entre les bâtiments existants, permettant de préserver la plus grande partie du parc et ses plantations exceptionnelles.

Le hall d’entrée, de plain pied, irrigue l’ensemble du projet. L’extension est constituée de deux éléments entre lesquels s’insère l’entrée principale. Le cheminement d’accès se fait le long du bâtiment regroupant les locaux d’activités communes. Le bâtiment d’enseignement, en fond de jardin, se révèle ensuite. Son implantation en demi niveau permet de coller au terrain naturel en déclivité et de respecter ainsi la règlementation urbaine limitant la hauteur des constructions. L’élément principal horizontal,largement vitré en rez-de-jardin, semble flotter sur les locaux d’enseignement. Son écriture s’en trouve épurée et respectueuse de l’environnement. Elle offre un écho simple aux verticales des plantations qui rythment le parc. Les locaux d’enseignement s’ouvrent en belvédère et s’affirment comme une vitrine témoignant de l’activité du centre. Sur le site se développe ainsi le dialogue entre bâti et planté, entre transparence et reflet, entre l’action et la contemplation.

Le projet reprend le même type de matériaux mis en œuvre dans les pavillons existants, qui articulent des encadrements de pierre et des parements de brique de terre cuite. Seule la technique de mise en œuvre varie, le bâtiment cafétéria/CDI reçoit une vêture de bardeaux de terre cuite tenue dans une ossature métallique. Le bâtiment d’enseignement est traité en panneaux de béton blanc à l’ouest, et en pierres agrafées à l’est. La toiture de l’administration et des locaux de service, légèrement surélevée, permet d’éclairer de façon naturelle les circulations, sur toute la longueur du bâtiment.

La mise au point du programme et du projet s’est poursuivie tout au long des années 1998 et 1999. Le dialogue instauré par les services de la Chambre de Commerce et d’Industrie a permis de définir très précisément les besoins. Une relation efficace de confiance et d’exigence entre tous les acteurs s’est imposée comme un gage nécessaire à l’aboutissement des efforts communs. Les utilisateurs, consultés tout au long des phases d’étude, puis de chantier, ont pu influer sur l’évolution du projet; les architectes sont restés à l’écoute du maître d’ouvrage tout en demeurant attentifs à ne pas pervertir la philosophie générale de la conception.

Le CAUE 78 a participé au jury du concours d’architecture. Ce projet a été lauréat en 2004 du concours départemental d’architecture et de paysage des Yvelines organisé par le CAUE 78.

Programme

Construction de laboratoires, bureaux, salles de cours, de conférences, osmothèque-médiathèque, salle de restauration

Année de réalisation

Surface(s)

3400 m2 (SHON)

Coûts

4 425 200 € (valeur 2002)

Crédit photos

Luc Boegly

Liens pages web

Date de mise à jour

20/08/2013