Habitation dite cabanon - Villiers-en-Morvan

21430 Villiers-en-Morvan

Architecture du XXe de la Côte d’Or

Conçu dès le départ pour devenir une résidence principale, le cabanon devait permettre à son commanditaire et maître d’œuvre d’acquérir une certaine indépendance vis-à-vis de ses parents, lesquels vivent dans une maison située sur le même terrain. L’implantation de cette petite habitation favorise l’intimité de chacun des occupants de la parcelle : les deux constructions suivent des orientations différentes ; le cabanon est situé derrière le pavillon et disposé en retrait de telle sorte que les ouvertures des bâtiments ne se font pas face.
Contenu dans un volume simple en apparence (une boîte bardée de bois et couverte d’une toiture en zinc), le projet offre tout le confort d’un studio de 20 m2. La pièce de vie est équipée d’une kitchenette. Elle est prolongée par une salle d’eau dont la finition (matériaux et détails) est très soignée. Un ponton de bois assure la transition avec le jardin en offrant une terrasse panoramique.
En imaginant son habitation, le jeune diplômé entend créer le prototype d’un concept adaptable à une industrialisation à petite échelle et transposable sur toute parcelle. Réalisé en atelier, le module est ensuite posé sur 6 plots de béton. Adoptant le gabarit du mobil-home (3 mètres par 7 mètres), il apparaît comme une réponse possible aux projets d’habitat temporaire (ex : village de vacances) en développement dans le Morvan. Il peut également offrir une surface supplémentaire aux particuliers désireux d’ajouter une annexe à leur maison (bureau, chambre d’invité…). Accessible pour un budget de 30 000 euros TTC, le module peut subir quelques transformations en fonction de son utilisation et de son implantation futures : les ouvertures peuvent être modifiées pour privilégier la relation avec le paysage. Profondément attaché au Morvan et sensible à des valeurs qui s’inscrivent dans le développement durable, l’architecte a pensé le cabanon pour ce territoire et ne souhaite pas le reproduire d’un bout à l’autre de la France. Il a eu recours à des entreprises locales (charpentier, couvreur) et a choisi des matériaux naturels et sains (bardage en lames de sapin du nord protégé à l’huile de lin, isolation en plume de canard). Le chantier à sec a été mené en même temps que celui de l’extension du pavillon des parents du commanditaire.

 » Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008 « 

Types de réalisation

Année de réalisation

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

22/12/2016