Immeuble à logements, bureaux et station-service dits Résidence Michel-de-l’Hospital - Dijon

21000 Dijon

Architecture du XXe de la Côte d’Or

Actuellement logements et commerces.
Durant les Trente Glorieuses alors que des grands ensembles se greffent à la périphérie des villes, la construction de résidences se poursuit à proximité des centres anciens. Parfois équipées de services au rez-de-chaussée, elle démontre l’attention portée par les architectes au respect de l’alignement et à l’introduction judicieuse d’espaces verts malgré la surface réduite des parcelles (ex : patios, terrasses végétalisées). Le permis de construire d’un collectif de logements avec station-service est délivré à la COMIF (Compagnie d’Investissements Fonciers) en juillet 1963. Le projet est implanté sur un terrain triangulaire, proche du cœur historique de Dijon et bordé de trois voies passantes. Il accueille la station-service et des bureaux au rez-de-chaussée ; 27 logements de grand confort se développent sur 7 étages. Organisés autour d’un noyau central, les appartements sont pourvus de longs balcons ouverts sur les pièces principales. Les habitants du dernier niveau, lequel est situé en retrait, disposent quant à eux de terrasses. N’occupant qu’un tiers de la parcelle, l’immeuble libére la dalle haute du rez-de-chaussée et permet ainsi l’aménagement d’un jardin de 900 m2 destiné aux copropriétaires. La zone plantée est équipée d’espaces de jeu pour les enfants. La présence végétale est renforcée au premier niveau par l’existence d’un patio et par les bacs qui contournent la résidence. Le standing de l’ensemble n’est pas uniquement sensible dans les espaces extérieurs et la surface des logements. Il l’est aussi dans le soin apporté à la décoration : sculptures en bois exécutées par Pierre Merlier, qualité des matériaux (carreaux de pâte de verre sur les balcons, lambris et dalles de comblanchien dans le hall). Deux contraintes fortes ont dicté le parti constructif de la résidence : la présence d’une rivière souterraine et la nécessité de dégager la station-service d’un maximum de points porteurs (pour permettre la circulation des véhicules) alors que celle-ci supporte en partie les appartements. L’ensemble est réalisé en voiles porteurs avec dalles pleines de béton.

 » Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008 « 

Année de réalisation

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

23/12/2016