Immeuble de rapport en béton - Dijon

21000 Dijon

Architecture du XXe en Côte d’Or

Moins cher que le métal, plus facile à mettre en œuvre et offrant plus de sécurité contre les incendies, le béton concurrence fortement le métal à partir des années 1900. Son utilisation n’est certes pas nouvelle : il est déjà largement présent dans les fondations, les planchers, les ossatures et les escaliers ; son emploi n’est cependant pas affirmé. En 1906, une circulaire du ministère des Travaux Publics légitime le béton. Renforcée par les nouvelles lois relatives à l’alignement sur rue (ex : les saillies de 40 centimètres sur un quart de la surface de la façade sont autorisées à partir de 1884), elle motive les architectes invités à exploiter franchement les capacités techniques et plastiques du matériau. Dès lors, les maîtres d’œuvre multiplient les décrochements (loggias, balcons, bow-windows, rotondes d’angle…). Ils rationalisent les ouvertures: soustraits de contraintes structurelles, ils peuvent disposer plus librement les baies et varier les formats en fonction des besoins. Enfin, ils exploitent les qualités décoratives d’un matériau que l’on peut aisément mouler.

Louis Chaudonneret réalise deux des rares exemples de construction bourguignonnes (des habitations de surcroît!) qui, au début du XXe siècle, revendiquent franchement l’utilisation du béton armé. En 1911-1912, il édifie pour son compte l’immeuble de la rue Cellerier, en façade duquel il ose laisser apparentes les traces du coffrage. Il profite des capacités techniques du matériau en créant une loggia au dernier étage et orne la façade d’éléments décoratifs moulés.

Après l’obtention de l’accord municipal pour la construction du 5 rue Fleurot en 1920, Chaudonneret délivre un second immeuble de rapport en béton. L’Art nouveau, encore présent sur l’élévation du 25 rue Cellerier, laisse place à un rationalisme qui se manifeste dans les deux balcons aux formes inspirées des bow-windows et dans la variété et la disposition des ouvertures.

« Le deuxième exemple fera l’objet d’une seconde fiche »

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007- Éditions Picard –  2008

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

08/11/2016