Le jardin du silence, Carmel du Havre - Le Havre

151 rue Félix Faure 76620 LE HAVRE, 76620 Le Havre

Samuel Craquelin transfigure une friche urbaine en jardin du silence.

 

Le jardin du silence s’appuie sur la vie de prière décrite par Sainte Thérèse d’Avila, les quatre manières d’arroser son jardin intérieur, autrement dit notre âme.

Il propose un rapport visuel et évocateur entre le promeneur et le jardin :

– Le puits se place au centre d’une étendue de graviers, de pierres blanches et de plantes rappelant les milieux secs des falaises et de la terrasse de la Seine.

– La noria est située dans un milieu caillouteux qui suggère la naissance de plantes qui vont chercher l’eau.

– Le canal d’irrigation laisse l’eau s’écouler paisiblement depuis la source vers le miroir d’eau. L’utilisation de la pierre blanche et de galets rappellent la frange côtière. Les plantes vigoureuses et colorées amènent l’idée de l’abondance et du renouvellement.

– L’espace de la pluie, au coeur du lieu, nourrit la pelouse à l’image des prairies cauchoises et calcaires. Le miroir d’eau à débordement évoque les mares, les sources, les cascades des valleuses.

 

les artistes :

Jean-Pierre Lartisien, sculpteur du portillon d’entrée :
« J’ai accepté de faire cette porte, touché et intéressé par deux rencontres : une communauté et un lieu. Cette porte devait être ajourée, presque virtuelle, pour permettre une transparence, afin que le regard puisse traverser l’obstacle sans être arrêté. Elle devait être végétale pour se fondre dans le paysage ; être protectrice sans autorité ni agressivité. »

 

Chantal Giraud, sculptrice des deux œuvres en verre fusionné : la dalle au fond du puits et la noria :

L’eau vive du puits : la première manière d’arroser notre jardin intérieur

Au plus profond du puits, une dalle circulaire sculptée et polie par le feu du four de fusion posée sur un sable sombre, évoque l’eau si difficile à recueillir.

La noria : La deuxième manière d’arroser notre jardin intérieur

L’eau vive au fond du puits se verticalise dans la noria rehaussée par le petit pont de pierre ; elle allie un « mouvement très dynamique et une grande stabilité ». Les deux roues de verre diaphane sont parcourues de nervures évoquant un ruissellement d’eau.

***

 

Cet un exemple d’ouverture à la méditation et à la contemplation est accessible librement au public. L’art et l’artisanat se mêlent aux essences d’arbres et aux plantes dans une composition propice à suspendre le temps, à effacer l’effervescence de la ville. De passages en déambulations, une exploration extérieure augure une exploration intérieure.

Franck Bodin

 

 

Ce jardin a été plusieurs fois primé :

  • « Prix du jardin symbolique » de l’Association Régionale des Parcs et Jardins de Haute-Normandie (ARPJHN).
  • « Victoire d’Or » aux Victoires du Paysage 2014
  • « Prix du paysage intérieur » au Palmarès de l’Architecture et de l’Aménagement de la Seine-Maritime 2018

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

2900 M²

Coûts

339 000 €

Documents

Crédit photos

Samuel Craquelin

Date de mise à jour

04/06/2018