Jardins d’eau, Dunkerque (59) - DUNKERQUE

Quartier du Jeu de Mail, 59140 DUNKERQUE

Le thème de l’eau, omniprésent dans la ville à travers ses canaux et par delà la mer, est décliné dans la construction du jardin, et révèle le « génie du lieu ». Elément constitutif de l’identité de Dunkerque, le thème de l’eau est décliné dans le jardin tant dans sa dimension physique que dans sa dimension évocatrice.
L’EAU DANS LE JARDIN
La forme générale du jardin en creux permet d’accueillir en point bas une noue paysagère propice au développement d’une végétation hygrophile. Le ponton creux, dans l’axe de la cheminée du bâtiment «Toiles et Bâches» permet une promenade à travers cet écosystème. Le miroir d’eau souligne le bâtiment «Toiles et Bâches» au niveau du parvis nord. Il allie magie des reflets du bâtiment, l’impression fugace de la lumière et la mise à distance nécessaire des façades par rapport au public.
La plage enherbée, vaste étendue d’herbe en pente douce accueille des bancs/transats au soleil. C’est un espace polyvalent et appropriable pour des manifestations et jeux de plein air.
La clairière des arbres d’eau permet le repos et les pique-niques abrités les jours de vent, ainsi qu’un ombrage nécessaire en été. Le chemin des osiers enlacés est un raccourci à travers le parc. Une haie en osiers vivants tressés et un sol en lanières minérales dessinent ce fil d’Ariane. Il s’élargit pour constituer des « petits lieux » qui feront l’objet d’usages définis avec les habitants lors d’ateliers participatifs.
LE JARDIN ET SES LIMITES
Le jardin est ouvert sur le quartier et sur la ville ; il s’étire au sud rue des passerelles, et au nord rue du Mail, grâce au traitement jardiné des deux parvis.
L’absence de clôture visible quand le parc est ouvert, créé un « continuum » évident entre la ville et le jardin. Les portails coulissant s’escamotent dans la végétation. Au Sud, le saut-de-loup permet de réduire la hauteur de la clôture à un mètre.
La présence du train comme élément cinétique et vecteur de rêverie. Des groupes de bouleaux à la frondaison haute cadrent le gabarit du TGV de manière théâtrale tout en masquant la vue des constructions au-delà
de la voie ferrée.
«Toiles et Bâches» : un signal, une perspective.
Nous « empruntons » le bâtiment, élément limitrophe mais extérieur à l’emprise du jardin, pour en faire un élément de composition majeure du jardin.
© Métropole Architecture Paysage

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

1,5 hectares

Coûts

1,3M€ HT

Crédit photos

© Métropole Architecture Paysage

Date de mise à jour

30/08/2016