La Zac du Belvédère – Cité Plein Ciel - Talant

21240 Talant

Architecture du XXe en Côte d’Or

Maire de Dijon de 1945 à 1968, le chanoine Kir réalise son rêve en créant un lac artificiel inauguré en 1964. Alors que l’Etat s’implique dans la réalisation d’opérations urbaines d’envergure, il invite le ministre de la Construction Pierre Sureau dans la capitale régionale. Ce dernier décide l’urbanisation des abords du lac par la création de trois grands ensembles pouvant accueillir 150 000 habitants. Des trois opérations, seules deux sortent de terre : la Fontaine d’Ouche (4775 logements sont édifiés au sud du lac, sur la commune de Dijon, de1965 à 1973) puis un nouveau quartier aménagé à Talant à l’ouest du centre ancien. Mettant un frein à une période d’intense construction sur le territoire national, le choc pétrolier impose de repenser certains projets. Aux grands ensembles de la Fontaine d’Ouche, la mixité est préférée : les 193 hectares de la ZAC du Belvédère (Zone d’Aménagement Concerté) accueillent aussi bien des immeubles que de l’habitat individuel. Délivrant 2760 logements, le chantier modifie considérablement la commune de Talant dont la population triple en une dizaine d’années passant de 4000 habitants en 1970 à 11 600 âmes au début des années 1980. La topographie particulière de la ville est mise en évidence par les nouvelles habitations : entre ville et campagne, la ZAC culmine à 300 mètres et domine la vallée de l’Ouche et le parc urbain. La croissance démographique rend nécessaire la réalisation de nouveaux équipements : écoles, commerces, église, etc s’organisent au sein du tracé orthogonal ou à proximité du cœur de l’opération. Trente ans après l’aménagement du Belvédère, le vieillissement du bâti, les problèmes de cohésion sociale et les mutations de la population motivent la municipalité à engager un processus de renouvellement urbain. Un schéma d’actions doit permettre la réhabilitation de logements sociaux, la préservation des espaces naturels (points forts de Talant), la mise en valeur des espaces publics, la poursuite d’une politique de soutien de la population (jeunes, demandeurs d’emploi…).
La cité Plein Ciel illustre parfaitement une tendance issue des réflexions des architectes de l’époque en matière de logements collectifs : l’habitat groupé prend la forme d’un village à échelle humaine grâce à la variété des appartements et à la création de circulations extérieures et de terrasses. Le programme comprend 106 logements à loyer modéré en accession et 331appartements locatifs (du T1 au T5). Le système de construction est simple et autorise la diversité des habitations, laquelle profite à la population. Des poteaux et des poutres en béton sont assemblés en cubes qui peuvent être disposés et ouverts à l’envi. La combinaison des volumes permet aux architectes de ménager des espaces communs, des aires de jeux, des cheminements, des placettes et de travailler la distribution et l’exposition des appartements.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007- Éditions Picard – 2008

Programme

106 logements à loyer modéré en accession et 331appartements locatifs (du T1 au T5).

Concepteur(s)

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

20/10/2016