Lieu de mémoire, parc des Glacis - Besançon

2 avenue de la Paix, 25000 Besançon

L’aménagement du pôle gare TGV, impliquait la démolition du monument aux morts existant. La ville de Besançon a donc souhaité la création d’un « lieu de mémoire » qui devait intégrer des éléments de l’ancien monument, en les « réinterprétant ». L’emplacement choisi, face à la gare, se situe au sein d’un ouvrage de fortification de Vauban, le parc des Glacis. Créant une clairière dans ce parc très arboré, et situé dans une position de belvédère sur la vieille ville, le lieu de mémoire bénéficie de vues d’exception sur la vallée du Doubs et la ville. Un axe de circulation douce entre le pôle gare et le quartier historique du « Battant »  traverse l’esplanade. Ce cheminement quotidien, très emprunté, préserve ainsi dans la mémoire de tous, l’Histoire de toutes les érosions, celle du temps comme celle de la mémoire collective.
« L’esplanade du lieutenant-colonel Joseph Barthelet » se compose d’une place de 40 m sur 35 m, inscrite en décaissé dans la topographie du parc. Entourée de hauts murs en corten elle permet, suivant l’orientation du visiteur, de développer plusieurs thématiques qui se réunissent en ce seul lieu : parvis dédié aux commémorations, articulation entre deux parties de ville,  belvédère sur l’ancien quartier du Battant et porte ouverte vers la gare. La place est également un lieu d’arrêt au centre du parc urbain profitant d’arbres et de plantations remarquables.
Conçue dans un vocabulaire minimaliste, l’esplanade  est constituée de trois éléments: un sol en béton, des voiles en acier corten et un statuaire. Le lieu de mémoire réunit ainsi autour d’une grande plateforme plusieurs œuvres d’art, trois œuvres classiques venants de l’ancien monument représentant la ville de Besançon et un enfant et deux soldats allégoriques, une œuvre plus contemporaine à la mémoire des combattants d’Outre-Mer et une œuvre de l’artiste sénégalais Ousmane Sow représentant «Un Juste – L’homme et l’enfant ». De plus, afin de préserver la mémoire nominative des disparus, les voiles de corten sont gravés de tous les noms des disparus rassemblés en une foule de silhouettes symboliques.
L’ensemble des eaux de ruissellement sont traitées et infiltrées sur place, il n’y a aucun rejet vers les réseaux. Des failles remplis de pierre, situées en point bas récoltent les eaux et les dirigent vers une sous-couche drainante mise en œuvre sous l’esplanade. Les plaques d’acier corten sont mises en œuvre sur des murs de soutènement en béton, amovibles, elles peuvent être démontées afin de permettre d’y graver d’autres noms des disparus.

(Texte Ateliers 2/3/4/ Agata Mordka paysagiste, Aiala Olaberria architecte)

Prix :
Regards sur l’architecture et l’aménagement en Franche-Comté 2015 :
Sélectionné pour le Vote du public en ligne, catégorie Aménagement urbain ou rural

 

RESSOURCES :
♦ Notice dans la publication du Palmarès régional 2015, p.76 :
Regards sur l’architecture et l’aménagement en Franche-Comté 2015
♦ Présentation et vidéo sur le site régional Habiter nos territoires :
Catégorie Espace public et aménagement urbain

 

Programme

Création d’un lieu de mémoire dans le parc des Glacis

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

2 500 m2

Coûts

850 000 € HT

Crédit photos

Nicolas Waltefaugle / Documents graphiques : Ateliers 2/3/4 / CAUE 25

Date de mise à jour

08/12/2016