Musée de préhistoire - Solutré-Pouilly

Chemin des Roches, Site Solutré, 71960 Solutré-Pouilly

Architecture du XXe en Saône-et-Loire

Le site de la roche de Solutré, découvert en 1866, a été le théâtre de chasse des hommes préhistoriques du Paléothique supérieur (de 35 000 à 10 000 ans avant J.C.). L’abattage et le dépeçage de milliers de chevaux et de rennes ont laissé un entassement d’ossements qui s’étendaient sur environ quatre hectares, et atteignaient par endroits deux mètres d’épaisseur. L’importance scientifique de ce gisement unique en Europe se double d’un site naturel particulièrement riche. Acquis par l’Etat en 1967, le site classé accueille un musée depuis 1987. Le bâtiment est enterré afin de pas porter atteinte au lieu ; signalé par une simple faille au pied de la roche, il présente aux visiteurs les découvertes réalisées lors des différentes campagnes de fouilles. La construction de plan carré qui affirme massivement sa structure dans les piles et le plafond à caissons mêle béton brut, pierres locales, bois et métal. L’éclairage électrique de cette grotte artificielle est complété par des ouvertures zénithales, et une porte invite à venir découvrir les récents aménagements extérieurs. L’extension du bâtiment et la refonte complète de la muséographie sont actuellement à l’étude.
Le site de Solutré est également remarquable pour sa végétation caractéristique de cette partie du département, laquelle est soumise à un climat plus doux grâce à la proximité de la Saône et du sillon rhôdanien. Les buis, chênes ou autres pelouses sèches confèrent une tonalité méridionale au paysage. C’est dans ce cadre particulier qu’a été aménagé le parc, qui veut rendre perceptible sur une superficie d’un peu plus d’un hectare la richesse et la complexité du site. Le parcours est jalonné de différents points d’arrêt accompagnés de bornes explicatives présentant des données archéologiques, géologiques, botaniques, permettant de mieux comprendre l’évolution de ce paysage. Un auvent protège en contrebas les vestiges de fouilles ; sa structure est constituée de profilés en acier indaten (rouillé), un matériau que l’on retrouve également dans la signalétique. Dans son ensemble, le parc propose des interprétations réfléchies de l’histoire de ce lieu façonné par la nature et par l’homme: ainsi les quatres carrés font référence à des fouilles réalisées au tournant des années 1960, et les espèces végétales attestent par leur diversité et leur subsistance de l’évolution naturelle et des activités humaines.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008

Le parc archéologique et botanique sera réalisé en 2007 par Catherine FRENAK architecte et Catherine MOSBACH paysagiste

Programme

Accueil
3 salles
Plate-forme
Salle polyvalente

Année de réalisation

Surface(s)

633 m2 HOB

Coûts

826 559 € HT

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

18/11/2016