Pôle d’échange multimodal de la gare TER de Vendôme - Vendôme

Angle des faubourg Chartrain et boulevard Trémault, 41100 Vendôme

Du pôle d’échange multimodal au parvis des déplacements

Depuis la mise en service de la gare TGV en 1990 et la mise en place d’une navette TGV, la ville de Vendôme n’a cessé de faire évoluer son offre de transport. Depuis septembre 2013, le syndicat TEA (Eaux et transports du vendômois) regroupant 4 communes (Vendôme, Saint – Ouen, Areines et Meslay), est désormais en charge de la gestion des transports collectifs urbains. Cela a conduit à une évolution de l’offre de transport avec, à ce jour, 7 lignes régulières (VBus) ainsi qu’un réseau de transport à la demande (TeaBus). Plus de 350 000 voyages ont été effectués en 2014.

Le réseau est financé principalement par le versement transport instauré par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains) et par les usagers. Par ailleurs, un PDU (Plan de Déplacements Urbains) volontaire, initié dès 1999, a été approuvé en 2006. Parmi les objectifs recensés, l’amélioration de l’accessibilité à la gare TER pour tous les modes (piétons, vélos, transports en commun, taxis, voitures) et toutes les catégories d’usagers (personnes à mobilités réduites incluses) est un axe majeur. Le pôle d’échanges multimodal est ouvert depuis novembre 2013. Le bâtiment d’accueil des voyageurs, les abris vélo et des toilettes publiques ont été terminés hiver 2014.

 Engager le renouvellement urbain du quartier de la gare

Le PEM s’inscrit donc dans le cadre de la requalification du quartier de la gare ainsi que du développement de l’offre de transports en commun. Les friches disponibles et mobilisables à court terme constituent un pôle de développement permettant de satisfaire en partie à la croissance urbaine de l’agglomération. C’est l’objectif affiché du SCOT et du PLU. L’aménagement de la gare routière participe de cette stratégie qui vise à recentrer le développement urbain. Considérant cette opération comme une des étapes de la mutation du quartier et du recentrage du développement urbain de Vendôme, il a été nécessaire de croiser points de vue et échelles pour aboutir à un aménageant conciliant enjeux techniques et urbains.

Affirmer l’affichage de la gare et du pole d’échange

Dans ce contexte, le pôle d’échange n’est ni un aménagement technique ni une simple aire de stationnement. Il participe à la vie urbaine, son affichage et sa lisibilité étant essentiels à son fonctionnement. Pour ces raisons le pôle d’échange est un espace public ouvert sur le quartier de la gare et participe pleinement à sa requalification. Historiquement implanté en retrait et peu lisible, le parvis de la gare, à présent, s’affiche comme une porte d’entrée de l’agglomération.

 Accompagner la mutation des lieux

Le pôle d’échanges n’est pas un objet technique répondant aux seules logiques sectorielles du plan de déplacement. Il a pour but de prolonger l’extension du domaine de la ville et la reconversion d’un quartier de gare déjà entamé par l’aménagement du parvis de la gare et de celui des cinémas.

 Articuler les deux rives du faisceau ferré

Force est de constater que le faisceau ferré était une réelle rupture à laquelle l’aménagement du pôle intermodal répond. Le parvis des déplacements est un lien entre le parvis de la gare et celui des cinémas participant de la continuité de l’espace public et des mobilités ainsi que de l’identification de l’entrée de ville. Pour ces raisons le traitement du parvis des cinémas a été étendu à celui du pole d’échange en s’assurant de la continuité de l’aménagement de l’espace public. Ce dispositif réduit la largeur des chaussées, conforte et élargit les trottoirs, optimise la sécurité des piétons et cela notamment au droit du passage à niveau. Le parvis des déplacements s’inscrit dans le paysage de la ville par un aménagement qui prolonge celui du cinéma tout en s’identifiant par une palette végétale et des ambiances spécifiques.

 L’espace dédié aux piétons

Il est conçu avec une grande attention portée à la fluidité et à la sécurité des itinéraires. L’accent est mis sur la définition d’un paysage convivial et protecteur, sur sa lisibilité ainsi que sur l’accessibilité. Si l’ensemble des services visiteurs est regroupé au centre de l’aménagement, participant de son affichage et de son accessibilité, le pôle lui-même est fortement articulé au contexte de manière à lui conférer une évidence dans le paysage urbain existant.

Le Parvis des transports

L’espace roulant s’affiche comme un parvis et non pas comme une cour technique. Pour autant la sécurité des piétons est garantie par un aménagement qui offre une grande fluidité tout en identifiant et sécurisant les croisements. Pour ces raisons le dispositif réalisé regroupe l’ensemble des quais autour d’un parvis jardiné. Le dimensionnement des arrêts [18 x 3 mètres] permet de supprimer les marches arrières tout en ménageant urbanité et sécurité des usagers. Le dispositif s’avère compact et conforme aux modes de gestion actuels des pôles d’échanges urbains.

Un paysage identifiable

L’aménagement du parvis doit être compris comme celui d’un espace public majeur de la ville. S’il s’inscrit dans la continuité des aménagements engagés [parvis de la gare et des cinémas],  la présence végétale se traduit par un sous bois, sous la forme de deux strates végétales de pins, de fougères et de bruyères participant de la convivialité et de l’intégration de cet équipement dans la ville. Le couvert végétal ménage une interface entre ville et espace public participant de l’intimité des riverains et du confort des usagers.

Un projet durable

Le paysage affirme et décline les enjeux environnementaux :

– Continuité de l’espace public,

– Mixité et transversalité du programme d’aménagement,

– Gestion alternative des eaux pluviales,

– Valorisation et soutien des transports en commun,

– Recentrage du développement urbain, etc

– Convivialité de l’attente,

– Palette végétale endogène,

– Choix des sources lumineuse et des ambiances nocturnes modulées dans le temps,

– Matériaux et mobiliers mis en œuvre, labellises,

Les espaces voyageurs :

Sous la forme d’un pavillon regroupant l’ensemble des services et informations dédiées :

– attente,

– signalétique,

– abri vélo, sanitaires et locaux techniques.

Il participe de l’affichage du pôle d’échange dans la ville, implanté de manière à être visible depuis le faubourg Chartrain, le boulevard de Tremault, tout en restant au centre de gravité du pôle d’échange. Son architecture concilie enjeux environnementaux et continuités du paysage du pôle d’échange par l’utilisation de bois et la végétalisation des toitures.

Un projet global et un aménagement par étape

S’agissant d’un projet urbain, la constructibilité du site et son articulation au contexte sont des enjeux majeurs, et les critères urbains et architecturaux sont, par conséquent, déterminants. La forme de l’édifice participant à la définition de l’espace public, résulte de sa position dans la ville et de la volonté d’afficher clairement le pôle d’échange comme un espace urbain participant à l’émergence d’une nouvelle polarité et accompagnant sa mise en place. L’architecture proposée participe de cette affichage, résolument contemporaine elle décline enjeux environnementaux [façades bois et toiture photovoltaïque] et locaux [gabarit articulant celui des cinémas, de la gare existante et des édifices de ce quartier de faubourg], identifiant clairement l’entrée de ville.

 

 

Programme

Aménagement des espaces publics du pôle multimodal, et construction d’un pavillon voyageurs.

 

 

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

1 ha

Coûts

aménagements : 2,33M €HT - Bâtiment : 375 000 €HT

Documents

Crédit photos

Michel Denance

Date de mise à jour

22/08/2016