Réhabilitation-reconversion et extension de l’ancien Hôpital de Meursault (21) - Meursault

21190 Meursault

L’histoire 

L’ancien Hôpital de Meursault, communément appelé « la Léproserie », fut fondé par Hugues II, duc de Bourgogne, au début du XIIème siècle en Côte d’Or.
Auberge hospitalière, il accueillait et soignait les malades et les pauvres, et s’organisait en trois parties : la porterie, la salle des pauvres et la chapelle.
Au XIXe siècle, les bâtiments sont reconvertis en ferme agricole. Ils sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926.
L’état dans lequel nous sont parvenus ces bâtiments, laissés à l’abandon et au bord de la ruine, ne conservait qu’une partie de leurs dispositions d’origine.
Ainsi d’importants travaux de restauration ont permis la sauvegarde et la restitution de cet ensemble patrimonial.

L’approche paysagère 

« Une île de pierre au milieu des vignes »
Le genius loci réside dans la forte insularité du lieu, toujours perceptible de nos jours, liée à sa protection et à son isolement de la cité.
Le site de l’ancien Hôpital est marqué par son enclos minéral, situé à la limite du village, entre bâti et paysage de cultures et de vignes, à l’articulation des collines et la plaine.
L’évocation de cet enclos a été réalisée en totalité, en le marquant par une haie végétale, et en procédant à la réfection des murs de pierre déjà en place, contre lesquels la construction neuve vient s’appuyer.
Un verger conservatoire s’installe à l’intérieur de l’enclos.
A l’ouest, un parvis minéral accueille les visiteurs de passage et marque l’entrée du village viticole de Meursault.

L’organisation programmatique 

La porterie abrite le bureau d’informations touristiques, la salle des pauvres et la chapelle regroupent les espaces d’expositions temporaires.
La salle de dégustation est située dans une aile contiguë rebâtie, s’insérant dans les murs de pierre existants. Elle vient clore un espace extérieur avec la chapelle, métaphore lointaine d’un cloître, permettant aux différentes salles de bénéficier d’aires d’extension plus intimes et protégées, organisées autour d’un jardin.

L’intervention sur l’architecture ancienne a cherché à éviter les restitutions hasardeuses de volumétries supposées d’origine. Les éléments significatifs encore présents ont été réutilisés de façon systématique et réorganisés dans leur logique de départ.
[Les baies encore en place ont été réouvertes afin de profiter au maximum de l’éclairage naturel. La création de vitraux contemporains a été privilégiée.]

L’intervention contemporaine se veut sobre et minimaliste, jouant avec des matériaux éternels comme la pierre de Bourgogne, le bois mais aussi plus récents : béton, verre, zinc.
La coque du monolithe contemporain a été réalisée en zinc Azengar®, nouvellement créé par la société VMZ. La matérialité de ce zinc, par sa minéralité et sa rugosité, a permis de créer une surprenante harmonie avec la pierre de Bourgogne des bâtiments anciens.
Depuis la porterie, les ouvertures se font de plus en plus denses et ouvertes, de la pénombre à la pleine lumière, et multiplient les cadrages sur le paysage et l’architecture historique.

Prix 

Lauréat du Palmarès de l’Architecture contemporaine en Bourgogne 2015 (catégorie équipement)
Grand Prix du Jury lors de la 7ème édition du Trophée Archizinc 2016
Lauréat des ArchiDesignClub Awards 2017 (catégorie restructuration – réhabilitation) 

Programme

Reconversion de l’ancien Hôpital du XIIe siècle, communément appelé « la léproserie », classé à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, en salles d’exposition et extension du bâti pour la création d’une salle communale.

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

450 m2 SHON (+ 3000 m2 d'extérieurs)

Coûts

2 800 000 € HT

Crédit photos

Crédit photos : © Martin Argyroglo, Crédit plans/coupes : © JUNG Architectures

Date de mise à jour

14/03/2017