Station-service Total - Talant

Boulevard de Troyes, 21240 Talant

Architecture du XXe de la Côte d’Or

Actuellement dite Relais des Logis de Bourgogne.
En 1968, Total commande à Jean Prouvé la conception d’une station-service. S’implantant massivement sur le territoire national, la compagnie envisage l’industrialisation de cet équipement. Le constructeur propose deux modèles : un prototype à un seul niveau et une «tour» élaborés en collaboration avec l’architecte Serge Binotto et la firme Saint-Gobain. Le rez-de-chaussée accueille la boutique et les annexes. L’étage facultatif est occupé par le logement du gérant. Le décagone se développe autour d’un pilier central, lequel affranchit les pans de façade d’une partie des contraintes structurelles et autorise ainsi le vitrage complet de la boutique. Dégagée, la vue sur l’aire de services facilite la surveillance du site. A l’arrière, la structure en acier reçoit des panneaux en polyester à revêtement plastique avec isolation incorporée. Le relais des Logis de Bourgogne appartient au modèle le moins reproduit, à savoir à un seul niveau, et constitue une des rares stations Total conçues par Prouvé conservées et en activité. L’intérêt que suscite actuellement la production du constructeur lorrain ne suffit pas à interrompre le démontage de ces équipements. Au mieux, ils sont désaffectés, déplacés ou vendus à des passionnés de l’œuvre de Prouvé. La disparition des deux exemplaires à un niveau montés sur Dijon (à moins que l’un d’eux n’ait été réutilisé à Talant) témoigne de la fragile conservation des constructions de ce type de programme. La disparition d’une station-service Shell datée de 1970 et autrefois située près du campus corrobore ce constat. Elevée selon un prototype composé notamment de cellules en polyester, elle était en partie dessinée par le célèbre designer Raymond Loewy. On notera l’attachement des compagnies pétrolières de l’époque à créer une image de marque, la reproduction à l’identique de modèles de boutiques imaginées par des concepteurs de renom offrant une réponse partielle à ce dessein.

Nota bene : édifice démonté en 2012.

 » Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008 « 

Année de réalisation

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

22/12/2016