Un écoquartier dans un espace naturel valorisé, à Auxerre - Auxerre

Chemin des Brichères, 89000 Auxerre

Premiers principes

Notre premier souci consista à examiner le contexte du site, sa morphologie, ses pentes, son talweg, les plateaux, le tracé des chemins, les arbres et les diverses plantes…

Dès les premiers rayons de soleil du printemps, les jardins familiaux ou privés qui occupent les pentes se remplissent de gens dans des cabanes plus ou moins aménagées. Le site, qui n’était pas encore la ville, n’était déjà plus vraiment la campagne.

Dès la première visite, la présence de l’eau s’imposa à nous par l’humidité importante des sols et des fossés restant en eau même l’été. Un document datant de 1882 nous informa qu’une source, dite de Sainte-Geneviève, avait alimenté, depuis 1669, Auxerre en eau potable. La construction de 4 bâtiments dans les années 70 avait détruit la canalisation devenue obsolète sans que les eaux aient été redirigées.

Les habitants des maisons individuelles en aval de cette source témoignaient de résurgences et d’inondations lors de gros orages. Ils nous montrèrent qu’il suffisait de creuser 50 cm pour trouver de l’eau, et ceci en amont de la colline comme en aval. Le sol calcaire produisant sa propre argile de décomposition, il fut aisé de concevoir que la source se perdait dans les couches de cette argile et ressurgissait au gré des percées sans retrouver le talweg où j’imaginais qu’elle avait été un ruisseau.

A partir de ces premiers constats, je proposais au maire et au directeur de l’urbanisme, Pierre Guilbaut, de ne décider de l’emplacement des zones de constructibilité qu’en fonction des zones de non-constructibilité et de ne donner le nombre de logements pouvant être construit qu’après qu’ait été composé l’espace non-construit. Les premiers principes, élaborés à partir de l’observation du site, permettaient d’asseoir le nouveau quartier autour d’un « vide  qui en constituerait le centre, un vide non-construit mais plein des activités et des relations que les habitants, mais aussi les visiteurs, construiraient en harmonie avec la nature. Le centre de ce nouveau quartier serait donc formé de vastes espaces naturels organisés autour des pentes du talweg.

 

Ces espaces constituent un ensemble continu structuré par les arbres et l’eau.

La chênaie située au nord rejoint la chênaie au sud grâce à une grande prairie dans la pente de laquelle s’installe, à l’ouest, un ruisseau et à l’est une noue qui alimentent un étang au point le plus bas du site, juste devant l’ancienne voie ferrée dont les talus élevés et arborés, coupent le vallon. Cette  ancienne  voie ferrée sert de promenade, une  promenade progressivement aménagée pour faire le tour de la ville d’Auxerre. Ce talus est coupé pour permettre à l’espace de la prairie de continuer sa course vers le sud, une passerelle métallique restitue la continuité de la promenade. Entre la Prairie et l’étang, et à la rencontre des rues, trois chênes percent le dallage de pierres calcaires de Massangis d’une placette.

A l’ouest, s’étagent les jardins du Resto du Cœur, bordés de vergers de pommes et de poires de variétés anciennes. A l’est, le plateau qui avait été créé pour la construction des 3 tours est partiellement occupé par la Maison de Quartier et aménagé d’aires de jeux et de détente et d’une saulaie courbe complétant des saules pleureurs existants. Les flancs du plateau sont plantés de cerisiers de l’Yonne, ces mêmes cerisiers qui furent plantés dès le XIXe siècle pour remplacer les vignes attaquées par le phylloxera.

 

La gestion naturelle des eaux pluviales

Un réseau de noues aboutissant à l’étang permet la récupération des eaux pluviales le long des rues et à travers les secteurs plantés. Des petits ponts sont jetés au-dessus de ces noues pour accéder aux parcelles construites. Même si j’ai recherché à revenir à « l’esprit du cantonnier » qui aménageait les routes et les sentiers des temps anciens avec les matériaux qu’il avait sous la main, les questions de gestion des eaux de pluie ont nécessité des études très précises qui ont été confiées au bureau d’études hydrauliques Composante Urbaine, dirigé par Christian Piel. Le parcours des eaux pluviales, la restitution d’un ruisseau et la réalisation d’un étang nécessitent des approches très fines même si au final plus rien n’apparaîtra de toutes ces études. Les meilleures études techniques sont celles qui permettent de réaliser des travaux avec les matériaux et des mises en œuvre les plus simples possibles.

 

Un maillage viaire reprenant le tracé et les niveaux des sentiers existants

Des chemins et des sentiers existants constituaient un maillage continu avec les sentiers agricoles des champs situés à l’ouest vers la commune limitrophe de Saint-Georges-sur-Baulche. Pourquoi inventer un nouveau tracé alors que celui-ci, visiblement implanté depuis longtemps, épousait les courbes de niveaux et nous permettait de ne pas avoir à pratiquer de terrassements. C’est suivant ce maillage que l’extension future du quartier pourra se réaliser de manière cohérente vers les secteurs pavillonnaires et périphériques avec ce premier secteur central.

Outre une voie cyclable nord-sud bien matérialisée, le sentier de la Coulée Verte qui fait le tour d’Auxerre est continué dans les Brichères. De par la continuité des espaces libres et les types d’aménagements, les piétons sont rois aux Brichères. La déambulation, la promenade, le repos et la détente construisent les lieux.

 

Des espaces naturels continus

L’agrandissement de la ville d’Auxerre, comme pour toutes les villes de France, a réduit progressivement les espaces naturels en les astreignant à des positions insulaires de jardins, de parcs ou de massifs épars dans le tissu urbain. En urbanisant les Brichères nous avons choisi d’arrêter cette fragmentation des milieux naturels et de restituer une continuité nord-sud et est-ouest propices à la diversité biologique, à la faune et au développement de la flore. L’écoulement des eaux pluviales en noues, la restitution d’un lit au ruisseau, la continuité des espaces plantés construisent ces corridors biologiques et assurent une continuité vivante.

 

L’étang

Les berges de l’étang ont été construites avec de gros blocs de pierres calcaires. Même si les plans et les coupes avaient permis de concevoir le type d’enrochement recherché et de trouver les pierres appropriées, la mise en œuvre a complètement changé les dispositions. C’est en fonction des pierres arrivant de la carrière que j’ai recomposé, pendant 4 jours sur place, l’ensemble de manière à accompagner ce vide de l’eau et à le mettre en synergie avec les autres espaces alentour.

Chaque pierre a fait l’objet d’un choix et d’une décision, elle est disposée en fonction de l’eau, des autres pierres et de celles à venir, en fonction également des points de vues de l’extérieur mais aussi depuis l’intérieur de l’étang, en fonction de l’orientation de ses différentes faces, de sa hauteur, de sa longueur, en créant des étagements, des emmarchements de géant ou des îles, des amas ou des massifs, etc… C’est le vide lui-même qui a modelé progressivement son espace, qui a fait son nid dans l’étang, et qui a ménagé ses ouvertures sur l’extérieur.

Aujourd’hui les plantations s’installent entre les blocs complétant le dispositif. Les plantes sont disposées en fonction de leur adaptation à l’humidité.

Des chênes des marais constituent des bosquets à l’est et à l’ouest, en continuité avec la chênaie existante et avec les autres chênes plantés sur la place minérale et à l’amont de la prairie. Des aulnes, des saules et des frênes complètent l’ensemble en écho avec les plantations qui remontent le long du ruisseau. Une haie haute composée d’essences pouvant construire un rideau a été plantée entre la rue au sud et en aval de l’étang de manière à construire un premier fond de scène à l’étang devant l’autre fond constitué par le rideau d’arbres du talus de la promenade, mais aussi pour apporter de l’ombre à l’étang et au ponton en bois qui arrête les pentes au sud.

 

Un paysage végétal urbain

Nous cherchons à créer un paysage en utilisant et en renforçant ce qui existe sur place et en réintroduisant des plantations complémentaires comme les vergers, les arbres le long de la rivière et de l’étang ou de la prairie, ou encore les arbres d’alignement. Je tiens également à ce que ce paysage, entre l’urbain et le rural, transcrive cette rencontre par une organisation, un dessin,  utilisant  l’avènement  explosif des  floraisons et l’événement flamboyant des couleurs des feuillages, l’automne. C’est ainsi qu’au printemps, à l’est et à l’ouest, les pommiers et les cerisiers éclateront de blanc et  de rose, se répondant d’un versant à l’autre et qu’au milieu, longeant le ruisseau, des amélanchiers proposeront leurs fleurs délicates et maniérées. L’automne, les feuillages rouge éclatant des chênes des marais réuniront, du sud au nord, les deux chênaies aux couleurs plus fauves et sera toujours accompagné par les feuilles rouges des amélanchiers.

 

Un projet qui intègre les évolutions

Même si nous avons TOUT calculé et dessiné, le déroulement du chantier lui-même modifie le contexte et nous devons savoir nous adapter et adapter le projet.

– Les eaux de ruissellement modifient les sols en même temps que nous les modifions. Les eaux de source ressurgissent parfois là où nous ne les attendions pas.

– Le passage des engins de chantier et les terrassements des voiries provoquent des tassements des terres et des déplacements dans l’écoulement des eaux en sous-sol.

– Les archéologues en fouillant dans les strates du passé ont provoqué des points d’infiltration que nous n’avions pas prévus. Les fondations des bâtiments ont également troué les couches d’argiles.

– La prise en charge des eaux pluviales des bâtiments et des voiries par des noues a conduit à humidifier des secteurs qui l’étaient moins précédemment.

Tous ces changements survenus sur le site ont bouleversé l’écosystème existant en modifiant les conditions d’accueil de la végétation.

Le fait de vouloir utiliser l’eau n’a pas non plus facilité les travaux car nous devons travailler en permanence avec sa présence perturbante ! Les entreprises ont été obligées de dévier provisoirement les écoulements pour pouvoir préparer les sols. C’est ainsi qu’ils ont provoqué une nouvelle zone humide en bordure de la chênaie sud. Lors d’une visite, nous avons découvert deux poules d’eau, leurs deux poussins et quatre canards colverts en pleine discussion sous un taillis dans une flaque d’eau. Les engins ne les gênaient pas, ils s’étaient déjà approprié les lieux. Nous avons modifié nos plans pour conserver cette zone humide et protéger ce nid.

 

Le retour de l’histoire

Les fouilles archéologiques ont révélé que le site avait été habité depuis très longtemps, du néolithique jusqu’au XVIIIe siècle, en passant par une grosse villa gallo-romaine. La mémoire de cet habitat ayant disparu pour ne laisser que des jardins. Les fouilles révélèrent également qu’un fossé avait été creusé, au néolithique, pour canaliser les eaux. D’autres fouilles découvrirent des fours à métaux ce qui laissait entendre que le site disposait de bois et d’eau. Donc non seulement la rivière avait bien existé à l’emplacement où elle a été ré-installée, mais surtout ce site avait été un des premiers sites d’implantation humaine d’Auxerre. L’éco-quartier des Brichères n’est donc qu’un juste retour aux sources.

 

La gestion différenciée des espaces naturels

L’entretien du végétal sera réalisé sur la base d’une gestion différenciée stricte en fonction des espaces et des types d’usage et de fréquentation. La gestion sera donc évolutive et réactive.

Le rôle des jardiniers communaux est transformé. Le mode de « gestion différenciée » les amène à élargir leurs connaissances horticoles aux plantations spontanées, et à approfondir leurs compétences et leurs savoir- faire. Leur fonction ainsi fortement revalorisée et la présence de leur intervention sur l’ensemble du paysage les mettent également dans une situation d’intervenir auprès des habitants pour leur apporter conseils et assistance dans la gestion de leurs propres jardins et des interfaces avec l’espace public. Avant même la fin du chantier, l’équipe ayant en charge le secteur des Brichères prend en main le projet paysager pour lui permettre d’atteindre un premier stade de croissance. Les végétaux plantés s’insèrent dans une structure végétale déjà existante, l’évolution de l’ensemble, ainsi que des interventions, fera l’objet d’une observation très précise de la part de notre atelier et des services municipaux. Un relevé botanique annuel sera réalisé de l’évolution des plantations réalisées et des plantations spontanées. A partir de cette connaissance scientifique, des choix de développements et d’évolution du projet paysager seront pris, conjointement entre notre atelier et les services municipaux.

Il ne sera plus appliqué de produit phytosanitaire pour la régulation des herbes ni de désherbant total, ni sélectif arbres ou arbustes ni sélectif gazon. L’ensemble des interventions se fait sans exportation de déchet vert. En contrepartie, le développement de l’herbe est simplement régulé sur les circulations. Dans les gazons, le développement des dicotylédones est soit toléré, soit limité par retrait manuel lors des tontes. Dans les plantations arbustives, l’herbe est limitée dans son développement :

– par des plantations denses,

– par des interventions manuelles,

– par des paillages issus du site et non importés.

Régulation des ravageurs, pas d’intervention sauf en cas de péril pour la plante, auquel cas, l’intervention se fait sans pesticide. Des dispositifs de piégeages sexuels sont mis en œuvre en préventif pour limiter les attaques de processionnaires du pin et de mineuse du marronnier. L’utilisation de bacilles est limitée car jugée non sélective.

En complément au dispositif zéro pesticide apparaît un nouveau concept : le zéro CO². Tout doit tendre à limiter la production de gaz à effet de serre sur le site. L’entretien des gazons est programmée en poussant à son maximum le principe de la gestion différenciée, mais sans arrosage et avec une fertilisation agréée en AB.

Les tondeuses sont toutes équipées de plateaux de coupe permettant le recyclage des déchets de tonte, ceci afin d’éviter l’exportation de déchets verts et donc de matière organique.

Des recherches sont en cours pour trouver des machines à moteur électrique. En attendant, tous les moteurs diesel sont équipés de F.A.P.

Les engins de transports du personnel sont équipés de moteurs électriques (Gator John Deere).

Les tailles d’arbres et d’arbustes sont broyées et recyclées in situ, toujours pour limiter le transport de déchets verts. Les feuilles sont regroupées sur les pelouses et broyées sur site, pour limiter leur exportation, sans que soient constatés de problèmes d’acidification ou de développements de mousses.

L’équipement public de proximité du quartier des Brichères développera un programme de sensibilisation des jeunes et des adultes aux problèmes de l’environnement et de la gestion des espaces naturels et sensibles avec application et mise en œuvre sur l’éco-quartier et sur les jardins familiaux.

 

Un habitat adapté

En cohérence avec ces aménagements paysagers importants, nous avons préconisé un habitat en « individuel superposé » proposant des typologies intermédiaires entre le collectif et l’individuel. L’Office d’HLM d’Auxerre organisa 4 concours successifs d’architectes sur cette proposition et sur les prescriptions environnementales concernant la récupération des eaux pluviales en noues, les rétentions dans des espaces plantés et l’importance des jardins privés ou collectifs. L’eau chaude des logements bénéficie d’un apport solaire grâce à des panneaux disposés en toitures.

En intégrant habitat et environnement, c’est un projet de vivre-ensemble qui s’élabore avec le temps.

 

Le Développement durable ?

Depuis des millénaires, l’homme s’est évertué à s’extraire de la nature, puis à en tirer profit au point de prétendre la diriger. Cette attitude s’inverse aujourd’hui devant la prise de conscience forcée des dangers que court la planète. Et l’homme souhaiterait réintégrer la nature au sein de ses villes, mais de quelle nature s’agit-il ? Tout le monde s’accorde aujourd’hui pour considérer qu’il n’existera de développement durable que si, outre les performances techniques, ce sont les citoyens qui agissent de manière spontanée pour respecter et développer l’environnement dans lequel nous vivons. L’aménagement du cadre même de leur habitat devient dès lors déterminant pour que ces « réactions spontanées » s’inscrivent dans le quotidien. On ne jette pas un papier froissé dans le jardin que l’on vient de planter, l’espace public doit devenir ce jardin privé de chacun.

Pour éviter les catastrophes planétaires dues à un réchauffement mondial, il faut que chacun agisse personnellement et quotidiennement dans son mode même de vie. Ce changement radical de certaines de nos habitudes inutilement consommatrices d’énergie ne sera d’autant plus facilement engagé que s’il est accompagné d’une amélioration immédiate du cadre de vie urbain. La gestion naturelle des eaux pluviales et de l’eau de source (noues, étang, etc) permet de réduire les inondations et de favoriser le développement de la végétation et la création d’un paysage ; en gérant un problème, on apporte une amélioration.

Une interpénétration mesurée des espaces nuance les caractères privés ou publics et favorise les échanges en garantissant l’intimité… Le regard embrasse un nouveau paysage urbain, construit par l’entremêlement de la végétation des jardins privés et de celle de l’espace public.

Ici les rires des enfants éclatent dans une piscine en plastique installée dans le jardin d’un appartement, les passants les encouragent d’un sourire, à l’étage les parents surveillent en recevant des amis dans l’intimité de leur terrasse… Plus loin, aux abords de la noue du chemin des Brichères, les habitants se sont mobilisés chacun pour faire de leur propre jardin un monde de fleurs ; les arbustes à fleurs de la noue complètent leurs efforts.

La question des relations entre les individus et la nature est au centre du dessein environnemental du quartier des Brichères. Il ne s’agit pas de « pacifier » les relations sociales grâce au jardinage, mais de construire un espace urbain plus large, plus fertile, plus libre où il est possible d’accueillir plus d’activités collectives ou solitaires, des espaces moins chantournés que ceux traditionnels de la ville, rue, place, parcs, bâtiments ; des espaces plus fluides offrant des déplacements plus diversifiés et des continuités sortant les parcs et les squares de leurs situations insulaires habituelles.

Tous ces aménagements tentent de viser l’Universel qui est en chacun de nous, ce qui, en chacun de nous, résonne à l’unisson des autres, lever les yeux au ciel, écarter fort les bras, regarder pousser un arbre, observer les rides de l’eau d’un étang, écouter le chant d’un rossignol. Autant d’habitants autant de conceptions de la place que la nature peut occuper dans un environnement urbain… L’idée d’une intégration de la nature dans la ville n’est pas forcément la même pour chacun et, au milieu de l’enthousiasme, apparaissent parfois certaines réticences. Certains souhaitent des prairies de plantes sauvages, d’autres rêvent d’un jardin parfait tiré au cordeau, d’aucuns rejettent les insectes ou les rongeurs, ou n’acceptent les oiseaux qu’aux heures d’ouverture des bureaux, ; on voudrait un étang avec une eau comme celle des atolls du Pacifique, des arbres qui poussent aussi vite que dans Astérix, des fleurs à chaque branchette, une herbe toujours verte, des feuilles qui ne tombent jamais et surtout que l’eau avec la terre ne fasse pas de boue….

La nature en ville n’est pas la ruralité puisqu’il ne s’agit pas d’intégrer au tissu urbain une quelconque production agricole ni même horticole. Il s’agit tout simplement d’élargir le champ de l’espace non bâti en y laissant jouer des éléments naturels qui ne trouvaient dans la ville minérale que des emplacements réduits. La question du développement du végétal, dans les jardins privés comme dans l’espace public, est un bon vecteur de relations sociales. C’est un domaine où les connaissances peuvent s’échanger à tout âge tout en provenant de nombreuses sources… et avoir un effet remarquable.

L’éco-quartier est un projet urbain et paysager qui croit en la possibilité d’agrandir, dans la nécessité de vivre ensemble, le champ des possibles.

 Texte : ATELIER VILLE-PAYSAGE SERGE RENAUDIE

 

 

Page WEB

www.auxerre.com

www.serge-renaudie.com

 

Programme

Programme de Rénovation Urbaine sur la Ville d’Auxerre (1ère convention signée en 2005)

Démolition de 147 logements locatifs sociaux

Construction de 300 logements dont 212 logements locatifs sociaux, 23 logements en accession sociale, 29 logements locatifs libres et 36 logements en accession libre.

Réhabilitation et résidentialisation des deux barres de logements (140 logements)

Requalification du centre de loisirs

Requalification des jardins familiaux et des jardins du Cœur

Requalification des voiries et création d’espaces publics de liaison.

Année de réalisation

Surface(s)

23 ha

Coûts

48,5 millions d’euros TTC

Crédit photos

Ville d'Auxerre, Pierre Guilbaud

Liens pages web

Date de mise à jour

14/04/2015