Zénith - Dijon

Rue de Colchide, 21000 Dijon

Architecture du XXe de la Côte d’Or

Le concept du zénith est né en 1981 de la volonté du ministère de la Culture de favoriser la création de salles de spectacles dédiées au rock et plus largement aux musiques populaires. Les communautés d’agglomération désireuses d’édifier de tels équipements peuvent compter sur le conseil architectural du ministère et sur un appui financier à condition qu’elles s’engagent à respecter un cahier des charges : les zéniths doivent offrir une capacité au moins égale à 3000 places, être modulables, proposer une programmation musicale tout en étant disponibles pour l’organisation de soirées d’entreprises et le déroulement d’événements sportifs.
Depuis l’ouverture du premier zénith en 1984 (Parc de la Villette, Paris, 1984), il semble que la décision d’une communauté urbaine de faire construire une telle salle de spectacles participe fortement à l’image dynamique d’une ville. Chacune de ces réalisations est l’occasion pour un architecte de renom de proposer une nouvelle solution pleine d’audace formelle et technique. L’inauguration de ces équipements est toujours relayée par la presse spécialisée. Depuis la mise en application à Paris d’une structure métallique recouverte d’une structure en toile, aucun zéntih ne semble avoir dérogé à la règle de l’innovation. Les récentes salles de Limoges (par Bernard Tschumi) et de Strasbourg (par Massimiliano Fuksas) confirment cet état de fait. La construction du zénith de Dijon s’intègre dans ce processus en fournissant à la ville un véritable signal visible depuis la rocade : habillé d’aluminium, l’édifice s’élève tel un écran à 43 mètres de hauteur ; il est doté d’une mise en lumière judicieuse. Auteurs du premier zénith, de ceux de Montpellier (1986), d’Orléans (1996), de Nantes (2006), ou encore de La Réunion (en cours), Chaix et Morel sont des habitués de ce programme pour lequel ils livrent des solutions différentes. Le projet du 11ème équipement de ce type est conditionné par une parcelle en longueur (laquelle a dicté la forme linéaire de la maquette) et par les préoccupations environnementales du maître d’ouvrage (végétalisation des espaces extérieurs, ventilation naturelle par cheminée et rafraîchissement par des panneaux photovoltaïques en façade).

 » Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions-2008 « 

Types de réalisation

Année de réalisation

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

23/12/2016