Située au cœur d’un ensemble d’habitations, ce projet propose une interprétation contemporaine de la typologie des longères normandes caractéristiques du Pays de Caux. S’implantant suivant l’axe Nord/Sud de la parcelle, la maison s’ouvre largement au Sud-Ouest, côté jardin, par de hautes ouvertures de largeurs variables qui ponctuent la façade bois traités en lames de bois brûlées selon la technique japonaise du .«shou sugi ban» ou «yakisugi».

Le volume s’étire en longueur le long du talus cauchois conservé, dégageant ainsi des espaces intérieurs en open space aux volumétries généreuses, qui profitent du volume cathédrale sous rampant et s’ouvre généreusement sur le verger voisin par un pignon entièrement vitré.

Mettant en œuvre un large panel de matériaux bio-sourcés, ce projet est étudié pour respecter les objectifs d’un bâtiment passif tertiaire, avec pour seul chauffage d’appoint un poêle à bois couplé à une ventilation double-flux.

Réalisé en panneaux d’ossature bois avec isolation en ouate de cellulose et panneaux en fibres de bois, le projet se présente comme un monolithe qui réagit à la lumière de par sa texture à la manière d’un tableau de Soulages. La toiture est réalisée en caissons isolés en ouate de cellulose, fermé côté intérieur par des panneaux de contreplaqués en bouleau, et recouvert à l’extérieur de tuiles de bois en Red Cedar.

Projet finaliste du Palmarès de l’Architecture et de l’Aménagement de la Seine-Maritime 2018

Programme

création d’un bâtiment de bureaux, agence d’architecture, à la campagne

Concepteur(s)
Maître(s) d'ouvrage(s)
Types de réalisation
Année de réalisation
2015
Surface(s)
130 m²
Coûts
210 000 € TTC
Crédit photos
Marc Gosselin
Réalisation mise à jour
novembre 2022
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