Agence d’architecture Enet Dolowy

21 rue de la Rosière d'Artois, 44100 Nantes

Projet présenté lors de la Semaine de l’Architecture 2003 du CAUE de Loire-Atlantique. Sélectionné pour le Prix départemental d’architecture et d’aménagement de Loire-Atlantique 2004 du CAUE de Loire-Atlantique. Dans la perspective de la rue Rosière d’Artois, le regard est aujourd’hui arrêté par un immeuble de pierre de la seconde moitié du XVllle siècle en excroissance importante (3 mètres environ) sur le trottoir. Cet immeuble, de faible caractère architectural, est frappé d’alignement. La démolition, envisagée dans le cadre de ce projet, permettra de retrouver l’alignement et d’offrir une perspective sur l’ensemble de la rue bordée de nombreux hôtels particuliers et de quelques constructions plus récentes. Le projet s’insère entre un hôtel particulier, datant de 1830, et un immeuble de logements collectifs, réalisé dans les années 1990. La transition entre les deux bâtiments aux styles architecturaux très éloignés, témoignant de l’évolution de la typologie du logement à travers le temps, s’exprime dans la volumétrie et le traitement des façades. Le parti architectural réside principalement dans la gestion de cette transition dans l’esprit d’une « rupture », dans la recherche de légèreté, de transparence, tout en assurant néanmoins des accroches sensibles au bâti adjacent. Ainsi, on retrouve : Au RDC un porche : dissociant l’accès aux bureaux du hall d’entrée nouvellement créé pour l’hôtel particulier (celui-ci est actuellement dépourvu d’accès sur rue), Aux étages : un volume de verre clair et vertical, encadré d’un voile de béton lasuré. Cette transparence, au delà de la modernité de langage apportera une « aération » dans l’alignement de la rue. En offrant des vues vers l’intérieur de l’îlot, elle contribuera à la valorisation de l’espace boisé classé. Le bâtiment projeté s’affirme donc par la recherche d’une expression contemporaine respectueuse de : – l’échelle et des rythmes de la rue : volumétrie (gabarit, toiture à deux pentes), trame parcellaire, – l’architecture traditionnelle : composition verticale, qualité des matériaux (pierre, verre, zinc), sobriété des couleurs (gris, sable). Le bâtiment ménage une transition entre l’hôtel particulier du XIXe siècle au sud et l’immeuble d’habitat récent, au nord. Ceci se traduit par : – un travail de la toiture permettant d’assurer la transition entre le gabarit imposant de l’immeuble récent et la volumétrie plus modeste de l’hôtel particulier (on note une différence de niveaux de corniches de 3 mètres coté rue et 4 mètres coté jardin entre les deux bâtiments). Façade rue – la recherche d’une « accroche » à la façade de l’hôtel particulier, en reprenant l’idée d’un chaînage de pierre calcaire vertical le long de la mitoyenneté, correspondant à l’échelle et au détail de l’architecture XlXème, – le traitement d’un élément lisse et vertical en zinc pré-patiné noir, coté immeuble récent, correspondant à l’architecture sans relief de sa façade, – un marquage des étages dans la modénature du vitrage, qui donne l’échelle et affirme un tramage horizontal que l’on retrouve dans l’architecture et les rythmes de la rue, – façade jardin en mitoyenneté de l’immeuble récent, on privilégie la lisibilité des étages, – du côté de l’hôtel particulier, on retrouve un calepinage de pierre dans le prolongement du chaînage d’angle. (texte ENET-DOLOWY)

Documents
(555.8 Ko)
Programme

Création de bureaux et salles de réunion

Maître(s) d'ouvrage(s)
Types de réalisation
Année de réalisation
2003
Surface(s)
300 m²
Coûts
310 000 € TTC
Crédit photos
Stéphane CHALMEAU
Distinctions / label
Sélectionné pour le Prix départemental d'architecture et d'aménagement de Loire-Atlantique 2004 organisé par le CAUE de Loire-Atlantique