Centre Hospitalier Régional Universitaire du Bocage - Dijon

2 boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 21000 Dijon

Architecture du XXe de la Côte d’Or

Le milieu hospitalier fait actuellement l’objet d’une phase intense de reconstruction. A l’échelle nationale, nombreux sont les chantiers récemment achevés ou en cours et qui ont pour but de moderniser les équipements, d’en augmenter la surface et d’en améliorer l’accessibilité. Le CHRU du Bocage est situé dans une zone en pleine mutation, soumise à des destructions et à l’érection de nouvelles unités. La conservation de l’intégrité de ce vaste complexe est remise en cause mais les bâtiments principaux sont toutefois préservés. Est-il nécessaire de préciser l’auteur du projet ? La proximité immédiate du campus et de l’INRA (covisibles dans les années 1960) ne suffit-elle pas à révéler les similitudes du parti architectural : bâtiments étirés, élévations rythmées par la disposition régulière et l’uniformisation des baies, murs en béton de ciment banché revêtus de pierre, menuiseries en aluminium. Roger Martin Barade signe l’hôpital inauguré en 1962. Entrepris en 1955 au côté de Michel Roux-Spitz, le chantier est achevé avec le fils de l’architecte décédé en 1957. Jean Roux-Spitz est habitué à ce type de programme : il est l’auteur du centre hospitalier de Clermont-Ferrand ; il a également terminé le projet nantais de son père. La presse spécialisée de l’époque insiste sur l’organisation du complexe composé d’une dizaine de pavillons (bâtiment principal, logements des infirmières, maternité, école de médecine, centre anti-cancéreux, pédiatrie, administration….) et sur les matériaux et techniques mis en application. De la distribution du bâtiment central, on retiendra l’exposition au sud de toutes les chambres des malades alors que les services sont placés au nord. Une telle disposition est en parfait accord avec les préoccupations du moment : pour favoriser la guérison des malades, l’architecture hospitalière doit permettre de meilleures conditions de séjour dont l’ensoleillement maximal des chambres fait partie.

 » Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008 « 

Types de réalisation

Année de réalisation

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

23/12/2016