Construction d’une maison dans un site industriel
Le contexte
Cette habitation s’implante dans une ancienne sablière bordée de collines artificielles boisées, reconvertie aujourd’hui en une plate-forme de transformation des déchets de fonderie en ballast routier. Dans ce paysage industriel hétéroclite, comprenant des silos, des installations de criblage et de concassage culminant à 18 mètres, la maison est peu perceptible de l’espace public.
La transformation du site industriel
Paroles du maître d’ouvrage : « La sablière a cessé d’être exploitée en 1970. En 1993, nous avons transformé les trémies en bureaux et aménagé un studio. J’ai donc d’une certaine façon commencé par un empilage de fonctions, sans trop penser à la cohérence architecturale de l’ensemble. Au début, il fallait une plate-forme d’accès. Je l’ai construite et les architectes ont conçu l’habillage, les rambardes en inox et le pont-levis. Progressivement avec eux, je me suis sensibilisé à l’architecture, en me référant notamment aux travaux du Bauhaus, qui me séduisent par la pureté de leurs lignes… Sur cette trémie à sable, j’ai commencé à travailler à l’âge de 14 ans, j’y éprouvais un sentiment de bien-être. Nous produisions 25 tonnes de gravier à l’heure. Il y avait l’espace et la matière, le sable et le métal qui m’attiraient. Ici, j’ai le sentiment de produire quelque chose et de modifier notre univers. »
Le projet
Désir d’une maison-logement de fonction profitant de la magie de ce paysage industriel, qui permettrait de surveiller les installations et de prolonger la démarche écologique professionnelle du maître d’ouvrage dans sa façon de vivre. Nécessitant de ménager une qualité de confort pour la vie domestique au milieu d’un paysage insolite (environnement industriel et de vente). Les ouvertures, concentrées au sud et à l’est, cadrent la vue au-delà du site industriel sur un paysage de collines boisées. La maison est construite en spirale autour d’une boîte de verre centrale, dans une progression continue de l’espace vers le plus privé. Dans la serre sont acclimatées différentes variétés de plantes, servant à la fois de patio, de puits de lumière et de régulateur thermique (fraîcheur en été, rayonnement solaire en hiver). La juxtaposition de deux portiques et demi, évoque les hangars industriels. Les pignons, identiques au nord et au sud, sont déclinés en trois matériaux d’habillage selon les espaces protégés (verre pour le séjour, bois pour les parties centrales et réglit pour l’entrée et les services). Les matériaux recyclables ont été privilégiés.
Ce projet a été lauréat en 2004 du concours départemental d’architecture et de paysage des Yvelines organisé par le CAUE 78.
Résidence principale (séjour, chambre, cuisine, salle de bain, et cellier implantés autour d’une serre)
Construction d’une maison dans un site industriel
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