Front de mer d’Yport, en Pays de Caux - YPORT

76111 YPORT

Petite station balnéaire normande authentique en fond de valleuse, Yport se constitue d’un tissu serré de maisons de pêcheurs étroites en galets de silex. Le bourg s’ouvrait sur un front de mer banalisé par l’omniprésence de l’automobile. Cette opération de reconquête et de restructuration de l’espace public de la plage se devait exemplaire. Elle revêtait un enjeu identitaire pour les habitants, descendants de pêcheurs ou amoureux de la plage, qui se sont impliqués tout au long du projet.

 

 

Le programme élaboré en concertation

Sur la base d’un diagnostic fonctionnel et paysager élaboré par le C.A.U.E76, la DDE a élaboré pour la Ville et le Département (via le CDT) un programme fonctionnel détaillé, demandant :

  • – une mise en valeur générale du front de mer (l’aménagement doit exister sans prendre le pas sur les éléments du paysage)
  • – des propositions pour améliorer la cohérence de l’ensemble du site,
  • – de redonner sa place au piéton versus la voiture,
  • – de créer un espace d’animation structurant,
  • – de reconstruire les bâtiments vétustes (cabine SNSM, cabines de plage)
  • – de mettre aux normes l’ensemble des équipements,
  • – dans le respect du caractère authentique et familial de la station.

 

Le projet d’espaces publics

Une longue et large promenade relie les espaces du front de mer auparavant fragmentés. Très proche de la teinte du plattier, sa surface est faite d’un béton de galets, rythmé par des bandes de marbre de Carrare. Là où le sol est meuble, les allées prennent la forme de tapis de bois articulés.

Reconstruite, la file des cabines est maintenue à sa place, protégeant les espaces de jeux. Le motif des bandes verticales évoquant les anciennes cabines de toile est conservé, mais rendu abstrait par la répétition et le rythme des trois couleurs -blanc, bleu et noir.

 

Les épaisses lisses de béton blanc sont remplacées par des filets en maille d’inox quasiment transparents, qui se fondent dans le paysage des murs de galets. Extrêmement résistante, la maille résiste aux tempêtes qui projettent les galets par-dessous les digues. La rudesse du climat hivernal s’ajoute à la réglementation maritime qui impose un aménagement à géométrie variable. L’hiver, les cabines de plage et commerces sont évacuées du Domaine Public Maritime, l’horizon s’ouvre. Avec l’été, on réinstalle la petite architecture de bois.

 

Cette réalisation est une suite à une étude du CAUE 76.

Programme

aménagement paysager de front de mer

Concepteur(s)

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

9 500 m²

Coûts

1,2 M € HT

Crédit photos

C.A.U.E 76

Date de mise à jour

08/07/2020