Architecture du XXe de la Nièvre

Une publicité non datée concernant la vente des logements de cet immeuble met en avant le caractère innovant des équipements de ces appartements «aménagés luxueusement»: salles de bains entièrement agencées, ascenseur, vidoir à ordures, chauffage central, service d’eau chaude… La brochure souligne également les avantages fiscaux alors induits par la copropriété (exonération de l’impôt foncier pendant quinze ans…). En outre, la distribution a été étudiée afin d’autoriser les modifications demandées par les acheteurs. La présence de studios témoigne d’une nouvelle prise en compte des personnes vivant en célibat. Le dessin diffère quelque peu de la réalisation définitive, peut-être un peu plus tardive compte-tenu de l’abandon de certains détails art-déco. Le jeu sur les pleins et les vides animant la façade permet aux résidents de disposer d’un balcon couvert. La modernité réside dans la nature et la vocation de l’édifice, plus que dans une apparence épurée déjà adoptée par de nombreux immeuble de l’entre-guerres, notamment à Paris – le progrès arrive généralement avec un temps de retard en province.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007- Éditions Picard –  2008


Maître(s) d'ouvrage(s)
Types de réalisation
Année de réalisation
1940
Surface(s)
Non communiqué
Coûts
Non communiqué
Crédit photos
CAUE 71
Réalisation mise à jour
septembre 2022
debug, no arrray