« En lisière du bourg, à l’articulation entre constructions existantes et opération d’extension urbaine, cet ensemble de 22 logements individuels groupés instaure un dialogue avec ses alentours, en maintenant un équilibre entre le futur développement urbain et la structure paysagère héritée d’un passé agricole.
Le parti pris urbain développe une diversité d’échelles et une multiplicité de séquences. Les constructions, de formes simples avec toitures à deux pentes, empruntent au vocabulaire architectural vernaculaire de centre-bourg, tout en s’inscrivant dans leur environnement pavillonnaire. L’architecture épurée joue de décalages entre les habitations afin de renforcer l’intimité entre les jardins mitoyens.

Ce projet fabrique un nouveau paysage, entendu comme une mise en relation entre les choses. Les logements sont implantés à partir d’un redécoupage en lanières favorisant l’idée d’une urbanité poreuse, perméable où les cheminements doux sont structurants.
La gestion des accès voitures et des stationnements s’opère depuis les nouvelles voies de la zone, installant places aériennes et garages bâtis qui participent à la composition d’ensemble.
Les limites et clôtures sont traitées avec soin et introduisent différents niveaux de relations entre espaces (opacité en fond de jardin, porosité sur l’espace public et épaisseur végétale entre logements), participant d’une gradation progressive des espaces, du plus public au plus intime et assurant différentes possibilités d’appropriations futures.
La distinction des sols permet de hiérarchiser les usages tout en prônant l’idée d’un espace semi-public à partager (voitures, piétons…). Au cœur du projet, à l’approche des seuils d’entrée et dans les venelles, des sols pavés viennent qualifier les accès des logements.
Ancré dans un tissu d’habitat pavillonnaire diffus, ce projet questionne notre capacité collective à fabriquer par l’imbrication des volumes, la couture et le tissage de l’architecture, des opérations d’habitat individuel groupé qui, par leur densité, cherchent à limiter l’étalement urbain.
La densité développée s’accompagne néanmoins d’une attention toute particulière aux espaces intermédiaires, qui permettent d’offrir aux différents logement les qualités d’une maison (accès individualisé, espace extérieur privatif intimisé, chambres en étage, etc.) tout en conservant une certaine compacité d’ensemble en maximisant les mitoyennetés notamment.
L’ensemble des logements sont traversants, bénéficiant ainsi d’apports solaires maximisés tout au long de la journée, et sont équipés panneaux photovoltaïques d’autoconsommation en toiture. »
(Texte : TACT Architectes)

Programme

22 logements locatifs sociaux

Maître(s) d'ouvrage(s)
Types de réalisation
Année de réalisation
2020
Surface(s)
1 360 m² SHAB
Coûts
2 244 500 € HT
Crédit photos
Gaëtan CHEVRIER
Distinction(s)
Sélectionné pour Aperçus 2021, Prix départemental d’architecture, d’urbanisme et d’aménagement de Loire-Atlantique organisé par le CAUE de Loire-Atlantique
Réalisation mise à jour
septembre 2023
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