La maison de la culture - Chalon-sur-Saône

5 bis avenue Nicéphore Niepce, 71100 Chalon-sur-Saône

Architecture du XXe en Saône-et-Loire

Actuellement Espace des Arts.

La culture pour tous…

A peine nommé ministre d’Etat chargé des affaires culturelles, André Malraux annonce sa volonté de créer, sous trois ans, une Maison de la Culture dans chaque département français. Son ambition est de décentraliser la culture, de la diffuser sous toutes ses formes et de la rendre accessible aux classes populaires. La première Maison de la Culture est ouverte en 1961 au Havre. Le faible nombre de structures réalisées au départ du ministre en 1969 témoigne des limites de cette démarche. Après des débuts difficiles, l’équipement de Chalon-sur-Saône inauguré en 1971 ressuscite en 1983. Poursuivant les activités de théâtre, danse, musique et cinéma, l’Espace des Arts pérennise depuis l’idéal de Malraux.


Un programme complexe : faire cohabiter et tenter…

Présenter la culture sous toutes ses formes, tenter le public… Créer des lieux conviviaux, des espaces de rencontre et d’échange… La cohabitation de tous les éléments du programme – salles de théâtre, de cinéma, accueil, bibliothèque, galeries d’exposition, zone de restauration – doit s’accompagner d’une possible indépendance de ces différentes composantes et d’un confort d’utilisation. Chaque activité doit pouvoir se dérouler sans occasionner la moindre gêne pour les autres usagers. La lisibilité des espaces est un réel défi : en portant à la connaissance du visiteur l’ensemble des possibilités que lui propose la Maison de la Culture, on espère retenir et tenter le spectateur par de nouvelles offres culturelles. Aucune solution type à ce programme complexe n’est envisagée : la réponse doit être conditionnée par le contexte local. A Chalon-sur-Saône s’ajoute une contrainte supplémentaire : la Maison de la Culture est jumelée avec une salle de sports, de laquelle elle doit pouvoir être dissociée.


Entre « machine à se cultiver » et palais des arts…

Le programme chalonnais compte une salle de théâtre, un hall d’accueil, un patio pouvant servir d’espace d’exposition, une cafétéria, un foyer, une salle de conférences, une garderie, une galerie-musée, une discothèque, des bureaux, une salle de sports, des salles annexes d’entraînement et un parking en sous-sol. Daniel Petit, architecte-urbaniste, livre un projet d’envergure qui s’inscrit dans une vaste opération de rénovation urbaine. Le quartier présente des dessertes avantageuses ; la construction d’immeubles offre de nouveaux visiteurs potentiels. La force de cette architecture naît de l’association entre le brutalisme extérieur et le raffinement intérieur. Le béton brut des façades, le porte-à-faux puissant qui projette l’auditorium vers la ville, les accès multiples qui autorisent la cohabitation des différentes activités et l’imbrication des salles donnent à ce volume imposant des allures de « machine à se cultiver ». Derrière le mur-rideau en verre, les matériaux choisis, la fresque en céramique et le patio créent un espace luxueux favorable à la tentation du public.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007 – Éditions Picard-2008

Programme

Une salle de théâtre, un hall d’accueil, un patio pouvant servir d’espace d’exposition, une cafétéria, un foyer, une salle de conférences, une garderie, une galerie-musée, une discothèque, des bureaux, une salle de sports, des salles annexes d’entraînement et un parking en sous-sol.

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

23/11/2016