Maison de quartier Saint-Jacques - Fécamp

boulevard Nelson Mandela, 76400 Fécamp

Le pôle social du quartier Saint-Jacques transforme un terrain ingrat, entouré d’un bâti distendu et sans caractère, en force et facteur d’attraction. Le nouvel équipement contribue ainsi à revaloriser l’image du quartier. La parcelle présente un dénivelé de deux mètres que le projet absorbe en s’encaissant simplement. Sur la base d’une emprise carrée, il s’impose dans l’environnement en exposant une enveloppe extérieure opaque, de 4 m de hauteur, constituée de voiles de béton matricé et drapé.

Tel un rideau qu’on tire, les façades s’interrompent au droit d’un parvis d’entrée piétonnier. Le bâtiment joue de son ambivalence répulsion/attraction pour polariser l’espace et aspirer les visiteurs dans son univers. Il revendique ainsi une intériorité affirmée en réponse à son environnement éclaté. La cour intérieure remplit la fonction de hall à ciel ouvert, desservant directement tous les locaux. Sa façade courbe est constituée d’un mur rideau mince dont le remplissage alterne entre vitrage transparent et cassettes d’aluminium anodisé réfléchissantes. Elle se dédouble d’un péristyle de poteaux métalliques élancés. Le tout confère au projet une identité particulière, apaisante et protectrice, en opposition avec les façades extérieures rectilignes. Les différents espaces sont disposés suivant une organisation rayonnante dont le centre de la cour est le point focal. Des vis-à-vis et dialogues sont ainsi générés. La cour interagit avec tous les locaux de l’équipement, dont elle devient le prolongement physique et visuel, et rend propice les échanges souhaités pour ce type d’établissement (lieu de rencontre et de mixité).

Le projet répond au niveau de performance énergétique RT 2012. Bien que l’opération ne soit pas labellisée, le référentiel HQE a servi de guide à la conception et une attention toute particulière a été portée sur les cibles n°1 relation harmonieuse avec le paysage, n°5 gestion de l’eau, n°9  confort acoustique, et n°10  confort visuel.

La construction est de type traditionnelle : mur en terre cuite alvéolaire, isolation renforcée par l’extérieur, bardage acier ou bois. La production de chauffage est assurée par une pompe à chaleur air eau, et sa distribution s’effectue en plancher.

Chaque bâtiment est équipé d’une centrale double flux qui garantit la bonne qualité de l’air et limite les déperditions thermiques.

 

Les eaux de pluies sont gérées à la parcelle au moyen d’un réseau de noues drainantes paysagères.

 

Texte G2 architectes, Grégory Gouard

Projet remarqué lors du Grand Prix d’Architecture et d’Urbanisme de Haute-Normandie 2016. C.A.U.E. 76

 

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

400 m²

Coûts

900 000 € HT

Crédit photos

David Cousin-Marsy

Date de mise à jour

17/04/2019