Maison de retraite. - Donzy

7, rue Général-Leclerc, 58220 Donzy

1- Une architecture d’accueil pour les personnes âgées

L’humanisation de la maison de retraite de Donzy est l’occasion de proposer une nouvelle architecture pour les structures d’accueil des personnes âgées. Tout en recherchant une facilité de fonctionnement pour le personnel, le caractère des lieux créé une ambiance d’habitat, avec tout ce que cela comporte de diversité et de possibilité d’appropriation. Il favorise le désir de rencontre et lutte contre le sentiment de solitude et d’isolement.

2- Un lieu ouvert

La maison de retraite constitue déjà un ensemble marquant la ville de Donzy. La silhouette générale n’est pas modifiée par le projet, qui préserve ainsi le caractère spécifique de la rue du Général-Leclerc et de la place de la mairie. La qualité du bâti ancien a été respectée : les maisons sur la rue ont été conservées, affirmant ainsi l’échelle domestique de la maison de retraite. D’autre part, on a cherché à mettre en valeur la chapelle qui, en transparence, reste visible depuis la rue. Les éléments neufs, en forme de pavillons, viennent en continuité du bâti ancien, à la fois par l’échelle, par leur forme et le rappel des matériaux. De petits jardins, sur lesquels s’ouvrent les espaces de détente et les lieux communautaires de la maison de retraite, communiquent directement avec les espaces publics extérieurs, permettant aux personnes âgées de participer à l’animation de la ville. L’ouverture sur la campagne a été préservée, tout l’hébergement profite donc à la fois d’un cadre calme et agréable, et d’une orientation idéale.

3- Un ensemble rendu cohérent

La qualité architecturale de chaque bâtiment conservé a été préservée. Le « bâtiment 2 », vidé de son contenu et mis en valeur, abrite les espaces de détente, aménagés en « coins ». Chacun peut profiter de la vue sur la rue et sur les jardins. Ces espaces de détente s’ouvrent sur l’office et la salle à manger existante, installés dans le « bâtiment 3 ». Celui-ci relié aux nouveaux circuits de circulation est désenclavé. Mais il conserve son autonomie qu’apprécient actuellement les pensionnaires. Quant au bâtiment 4, visible depuis l’entrée de Donzy et la place de la mairie, il abrite le hall et toutes les structures d’accueil de la maison de retraite – administration et consultation/soins. Le bâtiment 8, désaffecté, abrite de petits ateliers de bricolage et de travaux manuels à la disposition des pensionnaires. De part et d’autre de ces bâtiments, deux pavillons d’hébergement sont créés. A l’Ouest, on trouve trois unités de vie de 18 lits chacune, ainsi que l’ensemble des services généraux situés en rez-de-jardin. Le pavillon Est contient deux unités de vie de 20 lits. Ces deux pavillons sont reliés aux bâtiments existants par un élément de circulation, véritable « trottoir intérieur ». Ce trottoir est le lien qui unit les différents secteurs de la maison de retraite. Communiquant avec les espaces extérieurs, traversant les lieux de détente ou s’élargissant par de petits salons, ce « trottoir » est avant tout un lieu de rencontre, qui débouche de part et d’autre dans les zones communautaires des unités de vie. Pourtant, il assure ainsi toutes les liaisons fonctionnelles. Desservi en son centre – circulation propre – et à chaque extrémité – circulation sale – par trois monte-charge, il communique facilement avec tous les services généraux, notamment la blanchisserie et la cuisine. Il sert au rez-de-jardin de galerie technique abritant tous les branchements et circulations de fluides. Au dessus de la cuisine, on a disposé la nouvelle salle à manger, largement ouverte sur l’extérieur, notamment sur les terrasses.

4- Des espaces extérieurs redéfinis

Outre les jardins ouverts sur la rue, déjà évoqués, avec lesquels communiqueront tous les lieux de vie communautaire, on a créé un grand jardin sur lequel s’ouvrent les espaces de détente, la salle à manger existante et la kinésithérapie. Ce jardin met en valeur la chapelle et domine, par un jeu de terrasses et de rampes formant « belvédère », les berges du Nohain. Celles-ci sont aménagées en quai planté, permettant le stationnement. Côté Ouest, une cour de service est créée en rez de jardin, assurant les livraisons et le dégagement des ordures, ainsi que l’accès direct des membres du personnel. Les lieux de détente et de travail du personnel, de même que la cuisine et la blanchisserie, s’ouvrent de plain-pied sur l’extérieur.

5- Des unités pour vivre

Chaque unité de vie est divisée en deux zones :

– une zone de vie commune qui regroupe tous les services et les activités de jour. Elle est située au débouché du « trottoir intérieur », c’est à dire en liaison facile avec les lieux de détente communs.

– la deuxième zone regroupe l’hébergement proprement dit : elle est desservie par une circulation large et éclairée dans laquelle de petits « coins » de rencontre – lecture, etc. – sont aménagés. En plus des prestations indispensables – cabinet de toilette, fluides – chaque chambre dispose d’une « façade-meuble » dans lequel chaque pensionnaire trouve un placard, de étagères et une tablette permettant d’installer ses affaires personnelles, ainsi qu’un petit coin bureau permettant des activités de lecture ou d’écriture. Les chambres donnant sur les jardins profitent en plus de petites serres, dans lesquelles on peut disposer des jardinières ou des bacs à fleurs.

6- Un ensemble économique

Il a été recherché une construction économique, faisant appel à des technologies éprouvées, faciles à mettre en oeuvre, et permettant de réaliser des prestations de finition de qualité, appréciables tant par le personnel que par les pensionnaires. Les pavillons sont fondés sur pieux et réalisés en béton armé selon un système « poteaux-poutres » autorisant une grande souplesse d’implantation. Les façades sont recouvertes de pierre reconstituée, avec une isolation thermique par l’extérieur. La toiture est réalisée en charpente, recouvertes de tuiles plates de Bourgogne. Le « trottoir vitré » est constitué d’une ossature métallique reposant sur un caniveau de béton armé. Celui-ci abrite la circulation technique. Ce caniveau est fondé sur pieux. Le jardin supérieur est réalisé en remblai et planté.

(Architecture Studio)

http://www.architecture-studio.fr

Programme

Humanisation de la maison de retraite

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

4787 m2 (SHON)

Coûts

4 000 000 €

Crédit photos

CAUE 58

Date de mise à jour

25/11/2016