Projet présenté lors de l’exposition « Dans les 7%, architecture et maisons en Loire-Atlantique » (CAUE 44, 2007).

Dans les années 70, le propriétaire d’un hôtel particulier du XIXème, docteur en biologie de son état, fit édifié dans son jardin, une construction dédiée à son activité professionnelle.
Ce bâtiment établit sur deux niveaux abritait des bureaux et des laboratoires, un grand garage pour les véhicules utiles à l’activité.

Cette construction épouse, sur une largeur de 5m à partir de la rue, la profondeur de la parcelle sur 40m de long en se retournant sur la largeur pour laisser la place à un petit jardin sur lequel ouvre une façade.
Très fonctionnelle, elle est construite de maçonneries enduites de ciment, percées d’ouvertures régulières dégageant en allège la place pour les paillasses de laboratoires.

En 2000, ce laboratoire trop vétuste dans ces installations, est proposé à la vente.
A la recherche de bureaux, la découverte de ce bâtiment fut pour les futurs propriétaires, architectes de surcroît, la possibilité de réaliser une maison idéale, de plus située en plein centre de Nantes.

Chaque espace initial, que ce soit un bureau, un laboratoire, une annexe a pu être transposé en espace à habiter.

Le projet consistait donc à attribuer chaque espace, à les mettre en relation et à les ouvrir sur les espaces extérieurs de très grande qualité.

Cette maison s’organise donc sur deux niveaux. Depuis la rue, la façade, revêtue de verre opale, laisse place à une porte d’entrée, au dessin soigné, associée à une large porte de 2m50 ouvrant sur le garage.
Un escalier, situé derrière la porte d’entrée, accède 10 marches plus haut à un hall éclairé zénithalement. A partir de ce hall d’entrée, s’organisent en enfilade, une salle multimédias prenant la place d’une salle d’attente aux parois revêtues de pavés de verre, des chambres occupant les anciens bureaux et ouverts largement sur le jardin de l’hôtel particulier et enfin les sanitaires et annexes réinvestis.
La circulation longitudinale qui dessert ces différentes pièces, amène à un escalier rejoignant le niveau rez-de-jardin où se trouvent les pièces de vie, libres sur une double hauteur après la suppression du plancher. Ce volume conserve l’ensemble des ouvertures qui pour certaines ont été agrandies et viennent ainsi mettre en relation jardins et espaces de vie.
Ce rez-de-jardin rejoint le niveau du garage par l’intermédiaire d’une rampe, avec entre, différentes pièces de service desservies par une circulation longitudinale.

Des menuiseries en aluminium naturel placées au nu extérieur des façades encadrant simplement l’ouverture renforcent l’impression de ce bâtiment qui se glisse entre des jardins, où les ouvertures nombreuses reflètent le paysage en faisant disparaître le dessin des façades et jusqu’à la toiture terrasse, qui revêtue d’un compost végétal, s’orne à toutes les saisons d’une végétation sauvage offerte aux bâtiments environnants.
A l’intérieur, l’emploi de cloisons de verre, de miroirs et d’habillage verrier procèdent du même dispositif : de faire pénétrer dans la maison la jardin et sa végétation.
Des murs peints en blanc, un sol en béton ciré de couleur gris, viennent eux aussi, par leur neutralité, donner une large place aux reflets de la nature.
La mutation de ce bâtiment est évoquée sur un mur intérieur, mur de moellons habillé par la trace du plancher, des enduits plâtre à hauteur des paillasses et revêtements céramiques anciens… Un rectangle noir, intervention de l’artiste Alain GUNST, souligne cette composition. (texte : BARRE-LAMBOT)

Programme

Réhabilitation et restructuration d’un ancien bâtiment de bureaux et laboratoires en maison individuelle

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Coûts

140 000 € (TTC)

Crédit photos

Philippe RUAULT

Date de mise à jour

31/10/2019