Le projet s’organise principalement sur cinq niveaux et un étage en “comble” prévu pour les locaux techniques. Le rez-de-chaussée se structure autour de la galerie qui dessert directement la médiathèque, le cybercentre et la maison du département. L’ensemble des lieux s’organise en fonction des espaces disponibles et des besoins de liaisons fonctionnelles de communications visuelles et d’accueil. Le projet doit s’insérer au coeur d’un îlot très complexe, composé de bâtiments d’échelles et de formes variées et découpées. Notre proposition cherche à exprimer cette diversité et à entrer en dialogue avec l’histoire de la ville. Son architecture, d’écriture contemporaine exprime clairement les fonctions du programme, elle s’ouvre largement sur la ville. Les façades, par leurs couleurs, respectent la tonalité générale du site, plaques de zinc, soubassements en granit gris, elles s’intègrent dans le tissu urbain existant… L’usage de matériaux traditionnels facilite leur lien avec l’environnement. Place Saint-Nicolas Le projet prend en compte la silhouette architecturale existante, immeubles en R+2 avec toits à la Mansart à l’Ouest, immeuble plus bas avec pignon à l’Est, grâce à des retraits successifs et un volume bardé de zinc intégrant les locaux techniques en partie haute dans le prolongement des longues toitures d’ardoise voisines. La galerie sur deux et même trois niveaux, grâce à une architecture intérieure très riche, variée et surprenante, fait office d’appel, invitant les passants à la découverte et à la traversée. Travaillée en « césure », elle affirme la présence des croisements, des flux, par l’intermédiaire de ses transparences en sol (dalles de verre) de ses puits de lumière et de ses volumes de couleur posés en travers et en élévation le long de son parcour. La façade Sud largement vitrée, mais en retrait, bénéficie d’importants pare-soleil recouverts également de zinc. Rue de Couéré Le projet modelé par l’intérieur, modelé avec la lumière, avec la nécessité de la faire pénétrer profondément au coeur du programme, trouve sa personnalité dans « ses coupes architecturales » . L’escalier près du hall, donnant accès à la salle d’animation en s’élargissant, se transforme en gradins surplombant la rue, lieu de lecture plus décontracté, il participe à la vie de la médiathèque. Le dessin de la façade rue de Couéré au Nord exprime ce travail en coupe. Les passages, « l’escalier – amphi », les circulations verticales, les lieux de vie et de lecture… Là encore, des panneaux de zinc prépatinés facilitent l’intégration dans le tissu urbain. Un puits de lumière, laisse la possibilité de créer un escalier d’accès en toitures terrasses afin de faire bénéficier aux usagers, le cas échéant, de belles vues sur la ville et le château… Rue de la Coquerie Largement ouverte à l’Ouest cette façade prend en compte la nécessité de protéger des excès d’ensoleillement la médiathèque l’après-midi. Plus modeste, dans ses proportions elles se fond dans l’environnement grâce au choix des matériaux retenus. Le projet prolonge avec ses super-structures la silhouette du quartier, ses volumes de zinc prépatiné viennent se poser sur une toiture terrasse végétalisée (mousses et lichens) jardin suspendu au coeur de Chateaubriant. (Texte : Jean-Claude PONDEVIE)

http://www.renke.fr/pondevie.htm

Loire-Atlantique Développement SELA – maître d’ouvrage mandataire

Programme

Construction d’une médiathèque, maison du département, locaux communs

Types de réalisation
Année de réalisation
2005
Surface(s)
3 330 m²
Coûts
5 489 000 € HT
Crédit photos
CAUE de Loire-Atlantique
Contact
Jean-Claude PONDEVIE
Réalisation mise à jour / donnée
septembre 2022