Parc du Peuple de l’herbe - Carrières-sous-Poissy

avenue du Docteur Marcel Touboul, 78955 Carrières-sous-Poissy

Le contexte

Situé aux confins du méandre de la boucle de Chanteloup, le parc du Peuple de l’Herbe est marqué par la proximité de la Seine mais aussi par celle de la ville et des activités qui l’inscrivent entre terre et eau, entre ville et fleuve. Vaste espace naturel de 113 ha, c’est un lieu de découvertes, de promenades et de loisirs entre Seine et nature.

Le site du parc se situe dans le grand territoire de la Seine, à l’emplacement d’anciennes carrières, dans une zone répertoriée ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique). Ce paysage en friche a été travaillé selon des couples qui structurent le paysage : la terre et l’eau, la friche et la ville et la nature plus ou moins anthropisée.

 

La demande à l’origine

La maîtrise d’ouvrage (Conseil départemental et CA 2RS) souhaitait la réalisation d’un parc d’ambition régionale, qui soit récréatif et écologique, la protection et la mise en valeur des berges de Seine participant à l’attractivité du territoire.

Il était prévu au programme d’amener le public au plus proche du fleuve avec l’installation d’une douzaine de “folies” comme des buvettes, un théâtre, une aire de glisse, des totems, le musée des insectes et un observatoire.

 

Les principes du parc 

« L’Agence TER a développé son projet à la fois dans une réponse à la dimension du risque d’inondabilité propre au fleuve en favorisant la restauration d’une ripisylve et d’une grève alluviale de bord de Seine, mais aussi avec l’ambition de créer un parc naturel résilient. Le projet a consisté en un remodelage de l’existant et à la création de biomes dont le plus grand est la prairie herbacée de type steppe. L’agence TER a choisi le thème du monde des insectes car la steppe centrale est une réserve écologique favorable à l’accueil et à l’observation des insectes. »  (Béatrice Julien-Labruyère, paysagiste, Agence TER)

 

Le parc 

Le parc est agencé en trois secteurs : la bande active, l’espace naturel central et la berge de la Seine. Cela permet la transition progressive ville-nature en confortant le rôle du site au sein du corridor écologique de la Seine et dans les continuités paysagères de la boucle de Chanteloup. La bande active (le long de la Seine) est aménagée comme une promenade avec une piste cyclable et une continuité piétonne entre les différents équipements prévus au programme.


La préservation et la régénération des sols, renaturation des écosystèmes…

« Le projet concilie accueil du public et préservation des milieux en laissant de larges espaces sans fréquentation humaine. Les berges de Seine ont été restaurées sur 200 mètres pour recréer une « grève alluviale », formée de roselières et de frayères, attirant de nombreuses espèces parmi les Libellules, les Oiseaux et les Poissons. Les berges des deux plans d’eau ont également été améliorées en créant de grandes roselières grâce à des travaux de terrassement importants pour adoucir les berges. Les milliers de plantes de zones humides installées par plantation, puis par recolonisation naturelle, rendent ces roselières riches en espèces végétales et animales et participent à l’auto-épuration de l’eau des plans d’eau. De nombreuses mares ont été créées pour diversifier les milieux et restituer localement un caractère humide à ces vastes espaces de friches. Enfin, de la phyto-remédiation a été mise en place pour diminuer les polluants présents localement dans les terres du parc au moyen d’espèces végétales adaptées. » (Cécile Larivière, MOE Génie écologique, Ecosphère)

 

La gestion par le Département des Yvelines 

« Le Parc dispose d’un plan de gestion différencié et écologique permettant la gestion des différents espaces en fonction de leur fréquentation et sensibilité écologique. L’objectif est d’intervenir à minima, afin d’être économe et respectueux de la faune et la flore du site. Des actions spécifiques sont identifiées pour favoriser les espèces protégées et les habitats présentant une valeur écologique forte. L’accueil du public n’est pas oublié, la bande active fait l’objet d’une attention particulière et un peu plus intensive. Toutes ces actions sont mises en œuvre par une brigade dont le personnel est en insertion. » (Isabelle Chatoux, chef de projet aménagement et valorisation des espaces naturels)

 

Concepteur(s) 

Agence TER (mandataire) + Écosphère + Infraservices (BET VRD) + Nez-Haut + Atelier d’écologie urbaine + Hydratec (hydrologie) 

Programme

Aménagement du Parc du Peuple de l’herbe

Concepteur(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

113 ha

Coûts

14 900 000 €

Crédit photos

A. Petzold, Agence Ter, Loukat, Marc

Date de mise à jour

16/11/2021