Mentionnés pour le Prix de la première oeuvre, les architectes ont réalisé sur ce site délicat un projet dense aux échelles variées. Soucieux des vis-à-vis, ils ont échelonné les constructions entre le R+1 et le R+3 et ont accumulé à l’intérieur des parcelles, des terres de remblais permettant de monter les jardins en demi niveau. Des venelles traversent la totalité de l’îlot, elles donnent aussi accès aux jardins privés. Cinquante sept maisons de ville sont accolées pour fermer un îlot dont l’un des angles est mis en réserve pour une placette publique. Elles affichent toutes une dominante blanche, mais côté rue, le bois foncé rehausse la composition des percements ; côté jardin, de chaleureux enduits couvrent les fonds de loggias. L’élancement vertical des maisons de ville est accentué par la faille de la circulation verticale, tout à fait perceptible depuis la rue. Les séjours sont partiellement en double hauteur. La typologie « maison bel étage » est renouvelée par le langage de l’architecture contemporaine : formes quadrangulaires, composition par aplats par delà la répartition des planchers, rythme rigoureux des fenêtres. Sur la placette, les maisons sont plus basses. Elles se fragmentent en deux parties séparées par un patio. A l’aplomb du garage, les chambres superposées constituent une « tourelle » homothétique du volume des maisons de ville. Des volets bois agrémentent les élévations, ils sont assortis aux portes de garage. Des venelles traversent l’îlot, elles donnent aussi accès aux jardins privés. © Christophe Hespel Projet présenté lors de l’exposition Habitat contemporain en pays lillois à la Maison de l’Architecture et de la Ville Al’origine du projet, un défi lancé par la Ville de Lille et par Lille Métropole Communauté Urbaine aux promoteurs lillois: construire à nouveau en tissu urbain dense des maisons de ville en bande, qui font partie du paysage urbain des villes du Nord, mais n’étaient plus construites qu’en périphérie.Pour y répondre, 9 promoteurs et une SA HLM se sont groupés dans un GIE et ont lancé un concours ouvert uniquement aux jeunes architectes, sur une ancienne friche industrielle située dans un quartier en Politique de la Ville et propriété de LMCU. La place publique et les rues ont été réalisées en maîtrise d’ouvrage publique (LMCU, agence Philippe Thomas paysagiste). Les contraintes du programme (57 maisons denses avec jardin et garage accessible depuis la rue) ont généré deux types de maisons en bandes, sur le pourtour et au coeur de l’îlot. Les maisons de pourtour reprennent l’échelle des bâtiments voisins, sur quatre niveaux de 5,20 m de large. Les séjours installés au-dessus des garages, donnent accès par des parcelles à des jardins privatifs qui surplombent les venelles de circulation. Les jardins des maisons du coeur d’îlot sont, quant à eux, de plain-pied. Ils prolongent des habitations plus basses (en R+2 et R+1), organisées autour de patios. Ceux-ci couplés aux garages mettent à distance les espaces privés par rapport à la place publique. Les matériaux utilisés (béton, brique, bois), le traitement des volumes (retraits et saillies) et les couleurs (enduits ocre) créent l’unité architecturale de l’ensemble. Mention Equerre d’Argent 2005 « première oeuvre »

Programme

57 maisons de ville

Concepteur(s)

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Coûts

5 300 000 €

Crédit photos

Bouillaud & Donnadieu

Date de mise à jour

31/07/2009