Le projet prévoit :
– une capacité d’amarrage de 250 bateaux de plaisance avec possibilités d’extension, de 2 bateaux navette et distribution de carburant.
– Des parkings avec un maximum de places.
– Une capitainerie avec un accueil pour le gestionnaire, des locaux sanitaires, un espace rencontres et réunions, des rangements.
Contrainte : assurer le fonctionnement des installations malgré la fluctuation conséquente du niveau des eaux.

Trois lignes droites aux extrémités desquelles s’accrochent voitures et bateaux, traversent une zone sinueuse végétale, qui les relie et les différencie.
Trois lignes parallèles, ancrées au plus profond de l’anse, s’étirent vers le large.
Traits d’union entre la terre et l’eau, les chemins de planches piétonnier sur la terre ferme se prolongent en pontons flottants sur le lac.
Continuité et fluidité.
La nature sauvage des rives, présente tout autour du lac, est conservée. Le sol vient rejoindre l’eau sans rupture de pente, sans barrière artificielles, dans la continuité du mouvement naturel existant.

Transition entre la terre ferme, lieu de la voiture, et le lac, lieu des évolutions aquatiques, les rives sont aménagées comme un écran filtrant entre un milieu viabilisé et un milieu naturel.
Les chemins de planches traversent un espace végétal, planté de saules et d’aulnes, formant obstacle au regard.
Celui-ci franchi, l’oeil découvre le lac, le chemin devient ponton sur l’eau ou sentier sinueux parcourant les rives dans un foisonnement de joncs. Du large, cet écran dissimule les parkings, offrant au regard une berge naturelle.
Adossée au ponton public, la capitainerie en commande l’accès. Posée sur pilotis elle évoque les constructions lacustres.
(Texte CAUE du Jura)

Prix :

Palmarès départemental de l’architecture et de l’aménagement du Jura 1999 :
Lauréat catégorie Aménagement urbain
Projet retenu pour :

L’excellence de la relation entre le lac et la berge traduite par 3 lignes parallèles lancées sur l’eau.
L’exemplarité du travail d’architecture qui, par une très grande simplicité de moyens, aboutit à une force d’évidence et de pérennité dans le paysage.
Ce projet prouve avec brio qu’il n’y a pas de petits projets et que tout peut devenir architecture pour donner un plaisir à la fois physique et intellectuel aux citoyens.

Programme

Réhabilitation d’un port de plaisance sur le lac de Vouglans au lieu-dit Le Surchauffant.

Maître(s) d'ouvrage(s)
Année de réalisation
1997
Surface(s)
12 Ha
Coûts
Non communiqué
Crédit photos
Atelier Archi&Design / CAUE du Jura photos 3,6
Réalisation mise à jour / donnée
septembre 2022