Quétigny, une ville nouvelle – Ensemble de logements et place - Quétigny

21800 Quétigny

Architecture du XXe en Côte-d’Or

En 1954, Quétigny n’est encore qu’un petit village de 354 habitants (principalement des agriculteurs) situé aux portes de Dijon. Une dizaine d’années plus tard, le maire Roger Rémond a l’ambition de transformer sa commune en une ville de 10 000 habitants. Il n’entend cependant pas créer une cité-dortoir mais motiver l’implantation d’activités qui fourniront localement les emplois nécessaires à la population. Confiée à Michel Colle, une étude est menée en collaboration avec des architectes et des sociologues. S’appuyant sur les principaux tracés existants, les schémas proposent d’étendre la ville au sud du bâti rural selon des blocs de forme alvéolaire. Le paysagiste ponctue le plan de mails et de parcs. L’ensemble des propositions émises n’a pas été réalisé (Colle envisageait un chantier par tranches) ; les vues aériennes actuelles permettent toutefois d’apprécier la relative fidélité aux plans polygonaux publiés en 1965 dans la revue Urbanisme (n°90-91). L’architecte en chef n’avait semble-t-il pas prévu l’intense développement des surfaces de vente (65 000 m2 en 1989) entamé avec l’implantation du centre commercial Carrefour en 1967. Aujourd’hui la barrière que constitue la rocade au nord et le tracé labyrinthique des circulations automobiles incitent quelques réserves sur la morphologie urbaine de Quétigny. Les objectifs de Roger Rémond sont néanmoins en passe d’être atteints : le dernier recensement (1999) fait état de 9875 habitants (contre 1219 en 1968), et les entreprises locales offrent actuellement 5431 emplois.
Caractéristiques de l’habitat collectif produit par les deux architectes dans les années 1970 et 1980, les immeubles qui ceinturent la place Roger-Rémond se forment des accumulations d’appartements organisées autour de distributions contenues dans des volumes cylindriques. La disposition des logements en escalier ménage des terrasses privatives et donne l’idée (sans doute trompeuse) d’une densité bien plus forte que celle des immeubles de Colle, Marcellin et Champetier de Ribes.

Extrait du Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007- Éditions Picard –  2008

Maître(s) d'ouvrage(s)

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE 71

Date de mise à jour

20/10/2016