Réaménagement du Parc de l’Orangerie - TASSIN-LA-DEMI-LUNE

rue de Belgique, 69160 TASSIN-LA-DEMI-LUNE

Lauréat du Prix Espaces publics et paysages du CAUE en 2014

Le parc de l’Orangerie situé à l’ouest du centre-ville de Tassin la Demi-Lune, s’inscrit dans le quartier résidentiel de Montpinot-le Bourg, non loin des axes de transit importants vers l’ouest lyonnais que sont la route de Paris et l’avenue du 11 novembre 1918.

Intentions de programme

A l’origine parc privé créé par un particulier en 1937, puis légué à la ville en 1961, ce parc était resté à l’abandon quelques années entraînant la détérioration des allées, le squatt d’une maison et le développement d’une végétation anarchique.

La ville souhaitait donc réaménager ce parc pour l’ouvrir au public en essayant de retrouver l’esprit initial du début du XXème siècle, caractérisé par de longues allées en boucles, associées à un riche couvert végétal et des points d’intérêt (salle d’ombrage, rocailles, bassin) générant diverses ambiances. A ce témoin des grandes propriétés de l’ouest lyonnais, il convenait de redonner une image publique et d’apporter des usages actuels à destination de ses nouveaux publics, adultes ou enfants, par des jeux et espaces récréatifs, tout en considérant l’accessibilité PMR.

Parti d’aménagement

La conception s’est développée autour de deux objectifs complémentaires :

  • la valorisation des éléments qui fondent le charme de ce parc romantique : le petit patrimoine (mobilier en béton matricé typique de l’époque constructive, bassin) et le patrimoine végétal riche et majestueux (de la rocaille aux grands cèdres).
  • 
l’apport de nouvelles composantes répondant aux attentes des usagers : grandes assises propices à la détente, mobiliers de jeux, stratégie végétale confortant l’armature en place.

Le parc bénéficie par sa situation d’un environnement discret, en léger surplomb de la voie limitrophe, caché derrière des bâtiments caractéristiques qui “encadrent” l’entrée, une maison bourgeoise ordonnée qui abrite désormais un Centre social et une ancienne orangerie ; il est desservi par la petite rue de Belgique qui prend naissance sur l’avenue du 11 novembre 1918. Le projet a d’abord consisté à qualifier l’entrée en aménageant un petit parking qui dessert les bâtiments et un autre réservé au personnel sur l’emprise du parc.

Le projet s’est attaché à valoriser le patrimoine par une ré-interprétation contemporaine des composantes historiques du parc :
un travail fin de lecture du plan de conception initial (1937) a permis de retrouver les tracés courbes originels des allées ;

  • l’ancienne salle d’ombrage figurée par un double alignements de platanes dont l’état phytosanitaire n’a pas permis la conservation totale est devenue une grande pergola recouverte d’une glycine odorante ;
  • l’ancien bassin dont l’état ne permettait pas la remise en eau a été révélé par la création d’un bassin “sec” : des plantes au feuillage souple et bleuté évoquent la présence de l’eau.
  • un travail fin sur le végétal existant (élagage, nettoyage) a permis une scénographie du parc où arbres et arbustes retrouvent une place prépondérante.

Le parti général est donc de retrouver le parc existant en créant des espaces d’entrée, en révélant les allées rénovées, en organisant des espaces récréatifs (jeux d’enfants et boules) et des lieux plus contemplatifs (pergola, salle d’ombrage, “petit lac” de graminées en lieu et place du bassin) ou secrets (passage en rondins de bois) dans un bosquet d’arbres, en créant par des platelages bois des seuils aux bâtiments de l’Orangerie et du Centre social.

Le parti d’aménagement conjugue la recherche d’une bonne lisibilité avec la mise en valeur du patrimoine bâti et arboré (cèdres bleus et cèdres du Liban, pins, platanes, hêtres, tilleuls…), une répartition équilibrée des zones de jeux et d’activités à l’écart des bâtiments et voies bruyantes, la combinaison de lieux ouverts et fermés alternant les perspectives et points de vues, des parcours contrastés entre les ambiances de parties arborées et des secteurs de massifs et prairie…Le coté pédagogique est affirmé par la présence de panneaux d’information attractifs sur la végétation du parc.

Le dessin initial du parc est valorisé par des aménagements sans surenchère, s’appuyant sur un couvert végétal conforté mais fragile, dont la strate arbustive est néanmoins quasi absente. La gamme des matériaux utilisés est relativement simple : allées en stabilisé, béton sablé, pavés joints enherbés, gazon, prairie fleurie, terrasses bois, grand banc en bois métal, rondins de bois…

Au final ce parc urbain résidentiel à retrouver au prix d’une réalisation sobre et soignée, une vocation récréative et d’agrément au service du cadre de vie des habitants.

Texte CAUE Rhône Métropole

Programme

Requalification d’un parc privé du début du XXè siècle.

Aménagement paysager d’un parc existant, réalisation de deux parkings. Usages à satisfaire : attraction du parc, loisirs récréatifs, jeux d’enfants, promenades et aspect didactique connaissance des arbres…

Concepteur(s)

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

1,5 ha, (dont abords bâtiments 1018 m2, pelouse 11710 m2, chemin 1858 m2, voirie-parking 290 m2)

Coûts

644 000 € TTC

Crédit photos

CAUE Rhône Métropole (or documents graphiques)

Date de mise à jour

12/05/2016