Reconversion de la voie ferrée Rosheim – Saint-Nabor en 4 aires de repos pour piétons et cyclistes. - BOERSCH - OTTROTT - ROSHEIM - SAINT-NABOR

67530 BOERSCH

La Communauté de communes des Portes de Rosheim sollicite l’aide du CAUE du Bas-Rhin pour développer une stratégie de projet à long terme. Un premier travail sommaire est réalisé afin de repérer des lieux pour la création d’aires de repos touristiques sur la voie.  L’intervention du CAUE soulève avant tout la question de l’ancrage du projet dans le territoire. Créer une infrastructure de liens, entre les équipements du territoire, entre ses habitants. Leur permettre de redécouvrir ce territoire familier grâce à un point de vue nouveau et singulier. Le CAUE apporte une vision synthétique et claire où s’entremêlent les questions techniques, règlementaires et spatiales de ce projet. Le document de consultation élaboré par le  CAUE met en avant le contexte culturel (patrimoine), social (équipements publics), et touristique autour du tracé de la voie.

Les aspects techniques et environnementaux sont également décrits dans le programme. Il est demandé aux concurrents d’intégrer ces données dans une vision globale et cohérente de la voie, mais aussi sur les cinq focus imposés.  Cinq lieux stratégiques sur le tracé de la voie sont identifiés comme site à projets singuliers où la démarche architecturale et plastique prennent plus d’importance.

Le chargé de mission du CAUE


Le parcours Rosheim – Saint-Nabor dessine une ossature au vallon de Rosheim, vallon orienté Sud-Ouest. Cet axe protohistorique relie le piémont des Vosges au massif du mont Sainte Odile, dans un paysage de collines sous-vosgiennes. La particularité des paysages résultent notamment de la présence du Bischenberg, une des rares collines sous vosgiennes non connectée au Massif.

Tout au long du chemin s’installe un réel jeu d’ouvertures et de fermetures des vues. Ce rythme est étroitement lié à la présence de masses végétales. Ces masques permettent parfois d’annoncer de nouveaux paysages, parfois de créer des zones plus intimes, et deviennent donc parfois des objets par eux-mêmes, où les interventions doivent être très sobres et limités.

Quelle que soit sa gare de départ, le voyageur retrouvera le fil conducteur lié à l’histoire de la voie (patrimoine ferrée, matériaux,…) et lié à la forme de lacet (tracé lui-même, totem, œuvres…). Cette lecture sera rythmée par 4 chapitres principaux (arrêts):
– Boersch : Premier arrêt, histoire de l’ancienne gare en bois et de l’eau
– Léornardsau : Arrêt plus symbolique, où la vue du voyageur s’ouvre sur son objectif
– Ottrott : Arrêt marqué par le patrimoine ferré, découverte de l’historique de la voie depuis sa création
– Saint-Nabor : Fin du voyage pour certains, c’est à la fois l’arrêt symbolisant la reconquête de la nature dans la carrière, et l’arrêt manifeste, plus extraordinaire.

Ces arrêts répondent aussi à des besoins fonctionnels pour les voyageurs avec des outils, des tables de pique-nique, des informations touristiques, des liens vers des sites à visiter…

Source : https://www.parenthese-paysage.fr/projet/voie-verte-portes-bonheur-chemin-des-carrieres/

Programme

Équipe de Maîtrise d’Oeuvre :
Mandataire : Parenthèse Paysage et Urbanisme
VRD : BEREST
Architecte : RRA Architects

 

Maîtrise d’Ouvrage : Communauté de communes des Portes de Rosheim

 

Accompagnement : CAUE du Bas-Rhin

Année de réalisation

Coûts

3 700 000 € HT

Crédit photos

Florent MICHEL - 11h45 (2 premières photos) / Christophe HAMM (3 photos aériennes) / Nicolas EHRHARD - Parenthèse (2 dernières photos)

Date de mise à jour

29/04/2021