Réhabilitation des bâtiments du domaine de Certes - Audenge

Domaine de Certes et de Graveyron, 33980 Audenge

La transformation de ces cinq bâtiments du XIXème siècle représente un défi important : à la fois conserver le patrimoine existant et le transformer pour accueillir de nouveaux usages.

Le domaine de Certes et Graveyron est en fait la réunion de deux domaines, représentant en tout 531 hectares de nature. C’est le Conservatoire du littoral qui en est propriétaire et le Département de la Gironde gestionnaire au titre des ENS (Espaces naturels sensibles). Un projet de réhabilitation concerne l’ensemble du domaine, à commencer par les bâtiments. Il s’agit de cinq bâtiments du XIXème siècle construits pour le stockage de matériel agricole et élever les animaux (vaches, moutons, chevaux). Aujourd’hui reconvertis, ils accueillent différentes fonctions : des espaces de travail, de recherche, et d’autres pour l’accueil du public. L’accès au site se fait par un parking ombragé. A partir de là le reste se fait à pied, par des chemins de gravier qui serpentent dans de grande étendues enherbées. Les bâtiments s’organisent en U, autour d’une cour centrale bordée d’un côté par des arbres.

Les communs sud : Ils accueillent aujourd’hui des espaces de travail et de recherche (bureaux, laboratoires, etc.) et sont composés de quatre hangars distincts, dont les pignons sont orientés vers le parking. En façade le bardage vertical d’origine est remplacé par un claustra bois horizontal qui rappelle les volets des séchoirs à tabac, et offre des jeux de transparence par son rythme aléatoire.

La Pêcherie : Située dans l’angle, elle résume le vocabulaire bois et pierre des bâtiments voisins. Le pignon dévoile une charpente bois, derrière lequel s’installe un bardage vertical.

La Vacherie : Elle contient l’accueil du site et un espace muséal, dans un bâtiment rectangulaire identifiable par sa longue toiture à deux pentes et pignon central. C’est la pierre qui domine, mêlée à la brique pour les linteaux des fenêtre et le remplissage d’une partie des murs. L’ajout des menuiseries rouges permet d’identifier le vocabulaire agricole.

Les communs nord : Accueillant également des espaces de travail et de recherche, ils se situent en miroir des communs sud mais ressemblent plutôt au bâtiment de la Vacherie, majoritairement en pierre. Dans toute la rénovation c’est donc le bois qui domine, choisi pour sa rapidité d’exécution lors du chantier, ce qui permet également d’en réduire l’impact sur ce site préservé. Le bois, par ses qualités plastiques, permet aussi de réconcilier ancien et neuf. Le pin maritime est aussi bien utilisé pour l’ossature : fermes traditionnelles, poutres et solives, poteaux, mur porteur ; que le revêtement : claustra, vêture. Les menuiseries extérieures sont quant à elle en chêne.

La réhabilitation est marqué par le souci de préservation des structures existantes. C’est le cas de la charpente de la vacherie, support d’une vaste toiture de 650m², où les fermes sont restées en place durant le remplacement des poteaux maçonnées qui les soutenaient. Les équipements techniques sont intégrés discrètement dans le site, comme la chaufferie bois avec silos à granulés pour la production d’eau chaude des bâtiments. Il y a également un dispositif de récupération des eaux pluviales.   Les aménagements paysagers du reste du domaine ont également fait l’objet de travaux, afin de retrouver l’aspect du parc au XIXème siècle.

Programme

Réhabilitation de 8 bâtiments

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

7500 m² SHON

Coûts

9 600 000 €TTC Bâtiment et VRD (Voierie et Réseaux Divers) ; soit 1280€/m² TTC

Crédit photos

©CAUE de la Gironde - sauf photo n°7 ©Département de la Gironde

Date de mise à jour

15/12/2020