Résidence dite La Frégate - Chalon-sur-Saône

25 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 71100 Chalon-sur-Saône

Architecture du XXe en Saône-et-Loire

Le contexte

La résidence «La Frégate» s’inscrit dans la grande opération d’urbanisme Canal-Rocade qui prévoit le comblement du canal et l’ouverture de l’avenue du 8 Mai 1945. Le gabarit important des immeubles s’explique par la largeur de cette emprise qui accueille dans la partie centrale une série d’immeubles plot. La résidence est en connexion sur l’arrière avec un quartier pavillonnaire et le bâti ancien qui borde la rue de l’Industrie. La société de promotion immobilière SADEC qui a réalisé à Mâcon sa première opération tient à marquer par cette réalisation originale ses ambitions locales. Le financement de l’opération s’effectue dans le cadre d’une Société Coopérative de Construction pour l’accession à la propriété.

L’édifice

Le nom même de l’opération « La Frégate » évoque un bâtiment plus ou moins autonome avec distribution commune par galerie. Cette typologie rompt avec l’habitude d’aligner les cages d’escaliers ; elle fait alors l’objet de nombreuses recherches, avec comme modèle les unités d’habitation conçues par Le Corbusier (Marseille, Firminy…). Les 70 logements répartis sur sept étages au dessus d’un niveau de garages, sont ici distribués par trois galeries, elles-même desservies verticalement par une liaison verticale principale complétée par un escalier de secours en extrémité. L’originalité tient ici non seulement à l’utilisation du demi-niveau qui permet une grande économie de surface dans des logements, organisés pour certains sur trois plans différents, mais également à la position des galeries, orientées alternativement vers le boulevard et vers la rue arrière. Cette disposition permet aux architectes de créer un effet plastique vigoureux : les formes galbées des coursives de couleur vive et brillante s’opposent à la texture anguleuse de la façade. La disposition oblique des logements répond à l’organisation urbaine du quartier sur l’arrière, ainsi qu’à des préoccupations d’orientation optimale par rapport au soleil. Cela génère dans les galeries une façade interne en dent de scie qui ménage des espaces de transition à l’entrée du logement. Au rez-de-chaussée, cette galerie extérieure prend des allures de ruelle desservant des maisonnettes.

Les architectes

Les architectes Didier-Noël Petit (1941-2013) et Jacques Pellet, maîtres d’oeuvre de l’opération, ont réalisé place Jean-Bouhey à Dijon un immeuble abritant la Poste et l’Agence Commerciale de France Télécom, projet qui a reçu en 1990 le premier prix au concours d’Architecture Publique de Bourgogne organisé sous l’égide de la MIQCP. De 1969-1986, ils collaborent avec l’agence Brulas et Roméas, puis avec Guillaume Gillet et Guy Tétard, sur des projets liés à l’aéroport Lyon-Satolas. En 1990 l’atelier Didier-Noël Petit est lauréat du concours pour la création d’un pôle multimondial et un projet urbain pour la requalification du quartier de la gare de Vaise sur un vaste terrain de la SNCF.

 

Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne

Auteurs : Benoit Carrié Architecture et Agence Architecture et Patrimoine – Mars 2015

Cet édifice est par ailleurs repéré dans le Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007- Éditions Picard –  2008

Programme

Résidence de 70 logements sur 7 étages

Création dans le cadre de l’opération d’urbanisme Canal-Rocade

 

 

 

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

Non communiqué

Coûts

Non communiqué

Crédit photos

CAUE71, 2007

Date de mise à jour

25/11/2016