Talus du Temple ou Temple de l’Amour II - L'Isle-sur-Serein

89440 L'Isle-sur-Serein

Le Talus du Temple ou Le Temple de l’Amour II.

L’espace a été conçu après la découverte accidentelle d’un coffre-fort dans la culée de l’ancien pont de chemin de fer. Son inspiration originelle était un bâtiment où une ancienne princesse d’Orange est supposée avoir rencontré autrefois son amant.

Sur le pont, un pavillon a été créé pour la contemplation, comme un contrepoint à la folie du XVIIIe siècle, appelée le Temple de l’Amour, devenue la base d’une petite résidence d’été, composée d’une chambre et d’une unité salon/cuisine. Au-dessus de la culée, améliorant la beauté de la pierre existante, un petit pavillon de verre offre une vue à 360° sur la campagne environnante.

Selon le concepteur du Talus du Temple, l’objectif « était d’exprimer la magie du toit flottant sur le vide. » La toiture du bâtiment est posée sur des panneaux de verre feuilleté, sans autre élément de structure pour libérer la vue. Pesant 2,2 tonnes, elle a dû être construite en premier, soutenue par un échafaudage jusqu’à ce qu’elle puisse être abaissée sur les panneaux de verre, de sorte que la pression sur le verre se répartisse de façon uniforme.

La masse visuelle du toit donne une idée de continuité, d’espace prolongé, suggérant une atmosphère romantique. L’ensemble est cohérent, non-visible, minimal, comme si le verre était coupé à travers la pierre ancienne.

 

Le bâtiment a obtenu le Grand Prix Benedictus 2002, organisé par la Société Du Pont et l’American Institute of Architects. Les prix récompensent spécifiquement les conceptions avec le verre. Un juré a ainsi commenté le Talus du Temple, « Je n’ai probablement jamais vu un si bel exemple de l’utilisation de verre feuilleté comme un élément structurel total. »

(Texte CAUE de l’Yonne, d’après différents articles parus dans la presse et d’après le Guide d’architecture en Bourgogne 1893-2007, CAUE Saône-et-Loire, en collaboration avec l’Union régionale des CAUE de Bourgogne)

Programme

Aménagement d’une culée de chemin de fer dans un parc privé, afin d’en faire un lieu de repos et de méditation.

Maître(s) d'ouvrage(s)

Année de réalisation

Surface(s)

44 m2

Coûts

X

Documents

Crédit photos

Christian Richters et CAUE 71

Date de mise à jour

18/03/2014