Triptyk, des logements en cœur de ville - Bordeaux

33800 Bordeaux

Comment densifier au cœur de la ville historique ?

Le lieu : Une parcelle longue et étroite, vide suite à la démolition de garages, et entourée d’immeubles en pierres dans un secteur classé.

La réponse ici : Installer trois volumes distincts, dénommés « Triptyk ». Sur la rue, un premier volume de logements collectifs, dont la façade évoque celle des immeubles voisins. Un deuxième volume plus bas articule la relation à la rue, tandis qu’une facette plus intime fait le lien avec trois maisons individuelles en fond de parcelle. Entre les deux, une double volée d’escalier sur le parking permet d’accéder à une terrasse. Espace commun végétalisé, elle relie et dessert les logements tout en offrant un terrain de jeu, espace de rencontre pour les habitants.

 

Plan de masse : implantation des volumes sur la parcelle © CAUE de la Gironde

Chaque bâtiment possède son propre vocabulaire, différencié par ses matériaux et ses couleurs (métal, bois, terre, jaune vif…). Cela permet d’identifier immédiatement son logement, et ainsi contribue à un sentiment d’appropriation, d’être « chez soi », même lorsqu’il s’agit d’un logement social.

Le parti du bois : c’est défendre un mode constructif moins coûteux, adapté aux exigences du logement social. Et dont la légèreté structurelle a permis de construire plus de logements que ceux définis au départ par le programme. Il est utilisé ici pour l’ossature, la charpente et certains revêtements extérieurs.

La façade sur la rue joue avec son environnement, et brouille les pistes entre patrimoine et contemporain. Si à première vue elle ressemble aux façades à colombages, elle offre en réalité une subtile réinterprétation de ses abords :

Respecter le contexte : Au centre le dessin des balcons recréé un vide, comme une réponse aux percées des rues voisines.

Rester vertical … Les épines en pin des Landes suivent le dessin de l’ossature bois

… & horizontal : Les lignes horizontales servent non seulement à renvoyer l’eau mais aussi à s’accrocher au dessin des immeubles voisins : par les lignes de toit, des ouvertures et de la modénature. Un tracé qui recréé l’illusion d’une façade existante, pourtant réinventée de toute part.

Une attention aux matériaux : Entre les épines de bois s’intercale un enduit à la chaux, posé de façon discrète sur des plaques de verre recyclé, dont le ton rappelle celui de la pierre.

e rez-de-chaussée de la parcelle sert « d’espace de services » : un parking, des locaux techniques, l’accès aux logements et des circulations sous les volumes. Cela permet de libérer de l’espace dans les étages supérieurs, utilisé exclusivement pour les surfaces habitables, sans superflu. Dans le même esprit, les cages d’escalier sont laissées brutes, offrant la possibilité de les finir plus tard.

Enfin, dans les volumes des logements collectifs, les appartements sont imbriqués et se développent parfois en duplex, ce qui permet d’orienter tous les séjours pour recevoir un ensoleillement maximal.

Programme

16 logements locatifs aidés

Concepteur(s)

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

1010 m²

Coûts

1 350 000 €ht (hors parking et VRD : voirie et réseau divers)

Crédit photos

© Benoit Bost Photographe

Date de mise à jour

29/08/2019