Urban Park - Saint-Herblain

7-9 rue du Zambèze, 44800 Saint-Herblain, 44800 Saint-Herblain

L’ilot A à pour particularité d’être flanqué sur trois de ses côtés de haies remarquables qui donnent à l’ensemble une typologie de « clos végétal ». Il s’agit là d’un patrimoine végétal à maturité, véritable structure de site, qui doit conserver cet aplomb premier dans la perception de l’ilot.

Deux perceptions sont donc mises en scène. La première correspond à la vision éloignée, en dehors des limites arborées. On perçoit alors le rideau d’arbres majestueux d’où émergent les têtes des volumes bâties les plus hauts. La deuxième perception opère une fois les frondaisons passées, c’est alors une prairie naturelle qui semble remplir l’espace délimité par les haies bocagères et par les immeubles.

Cette notion de prairie naturelle, court à partir du projet voisin, de ses toitures plissées, puis se prolonge sur ses talus pentés avant de se déployer au sol sur la présente opération au gré de mouvements de terrains plus doux. Ainsi le bâtiment devient une île entouré de graminées, accessible par ses longues plateformes légères.

Fidèle à l’esprit du cahier des charges de l’urbaniste, le projet prévoit l’édification de deux masses distinctes sur un socle commun, typologie qui caractérise ce projet urbain.
Le projet de l’ilot A1 se différencie cependant de ses voisins par des volumétries plus allongées qui valorisent autant l’horizontalité que la verticalité.

C’est ce contraste qui anime le parti-pris volumétrique, avec le choix d’une première masse « couchée » ne développant que 5 niveaux au-dessus du socle, et d’une deuxième, s’élevant sur 9 niveaux.

Le jeu de cette opposition va se traduire dans le traitement des façades. Sur le volume allongé, le bardage va être utilisé pour renforcé cet « allongement », notamment en appuyant la continuité de certains bandeaux sur toute la périphérie du bâtiment.
Sur le volume élancé, au contraire, un effet de « proue » verticale va être recherchée afin d’augmenter la sensation d’élévation.

Ces deux masses sont unifiées par le traitement singulier d’un socle stationné, dont les deux niveaux ne sont que partiellement enterrés.

Les grandes frondaisons qui ceinturent le site dicte le parti-pris du traitement des façades : un matériaux sobre, tendu, et réfléchissant est choisi afin que la silhouette des grandes masses arborées s’y reflète en partie. Cette peau est en métal, la lecture de près renseigne sur ses nervures délicates qui rythment l’ensemble du volume, ainsi que sur son calepinage horizontal qui évite les raccords hasardeux tout en affinant la composition.

Dernier clin d’œil à l’environnement proche, l’effet de proue qui caractérise l’immeuble le plus haut est une composition géométrique en camaïeu de verts. Evocation des feuillages qui l’entoure, cette combinatoire de rectangles en demi-teintes est le fruit du positionnement de celliers de terrasses, de pare-vues séparatifs et de pare-soleils.

Le socle s’efface derrière une colonnade contemporaine faite de poteaux de béton bruts ordonnancés avec rigueur sur la plus grande partie du linéaire des niveaux inférieurs. Ventilant et éclairant naturellement le niveau rez-de-chaussée de stationnement. La trame, le rythme proposés sur ce socle commun évoquent ici le langage de la grille urbaine, de la clôture, du portique, et renforcent l’effet de masse des deux volumes qui semblent peser de tout leur poids sur le registre bas.

Approche environnementale : RT 2012

Bureaux d’étude : BERIM (BET Fluides, BET Structure)

Programme

Construction de 84 logements en accession – Secteur Bagatelle – Îlot A2

Maître(s) d'ouvrage(s)

Types de réalisation

Année de réalisation

Surface(s)

4 732 m² (Surface plancher), 4 524 m² (SHAB)

Coûts

6 107 000 € HT hors Voirie et réseaux divers (VRD)

Crédit photos

Xavier BRUNET au sein de l’agence Jacques BOUCHETON Architectes

Date de mise à jour

13/01/2022